Retour
Lors de la victoire samedi 10 octobre 2026 face à Urville-Nacqueville (1-0), Kevin Leconte a inscrit le seul but du match qui a permis à l’ES Plain d’enregistrer un deuxième succès cette saison.
Âgé de 33 ans, ce dernier fait partie des anciens du vestiaire avec Richard Millet (33 ans) et le gardien Frédéric Rauline (36 ans) depuis l’arrêt d’Antoine Revert, Pierre Jourdan, Mickaël Lecuirot ou Antoine Lefauconnier, qui ont fait les beaux jours du club pendant plus d’une décennie.
Pour repartir sur un nouveau cycle, Laurent Leloy a donc fait le choix de faire confiance aux jeunes, voire aux très jeunes.
Samedi dernier, cinq des onze titulaires n’avaient pas dépassé la barre des 20 ans : les défenseurs Dorian Godin (19 ans) et Gaspard Almin (18 ans), les milieux de terrain Baptiste Ghys et Brice Hasley, tous les deux 18 ans, et l’attaquant Elie Chauvet (20 ans) étaient alignés dès le coup d’envoi par le coach.
Une liste à laquelle on peut ajouter Cali Catherine (18 ans), qui avait participé à toutes les rencontres de l’équipe première depuis le début de saison.
Sur les quatre premières journées, la moyenne d’âge affichée par le onze titulaire de l’ES Plain est de 23,3 ans.
Avec cette cure de jouvence à la fois forcée par les mouvements de l’intersaison et voulue par le staff afin de permettre aux jeunes pousses du club de se lancer réellement dans le grand bain, jamais la moyenne d’âge du onze titulaire n’a dépassé 24 ans sur les quatre premières journées. Et elle est même descendue à 22,2 ans lors de la première journée.
Si, sur la durée, la jeunesse et l’inexpérience de l’effectif sera forcément un désavantage pour les Jaune et Bleu, comme ce fut le cas face à Sainte-Croix Saint-Lô il y a dix jours (défaite 5-1), elles seront parfois compensées par la fougue et l’insouciance qui leur permettront de gratter des victoires, même face à des formations rompues au niveau seniors.
La preuve samedi soir : les Urvillais sont venus avec une équipe composée en grande majorité de trentenaires qui ont, pour certains, connu le niveau régional. Et ils sont tout de même tombés dans le piège tendu par la classe biberon picauvillaise.