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Porté un temps par son jeune attaquant, le LOSC a encore cédé contre Galatasaray. Trois journées, toujours aucun point et des limites criantes.
Lille n’avance toujours pas en Ligue des champions. Battu par Galatasaray à Pierre-Mauroy (2-4), ce mercredi, le LOSC a concédé sa troisième défaite en trois journées, la deuxième à domicile après celle contre le Betis. Le doublé de Soriba Diaoune aurait pu offrir une tout autre histoire à cette soirée. Il restera une éclaircie dans une prestation plombée par les erreurs défensives. L’équipe de Davide Ancelotti a su renverser le début de rencontre, mais elle n’a jamais trouvé la solidité nécessaire pour conserver son avantage.
Le match avait commencé par une nouvelle faute d’attention collective, sanctionnée par Yunus Akgün dès la deuxième minute. Mais Lille avait cette fois du répondant. À 19 ans, Diaoune égalisait rapidement (7e), avant de donner l’avantage aux Dogues d’une frappe du droit sur un service de Hákon Haraldsson (39e). Pendant quelques minutes, Pierre-Mauroy pouvait croire tenir sa révélation et son premier succès européen de la saison. La réaction lilloise avait de l’allant, suffisamment pour bousculer les visiteurs et faire oublier l’entame ratée.
Seulement, le LOSC a encore laissé son adversaire revenir au pire moment. Juste avant la pause, Aleksey Batrakov reprenait de la tête un centre de Roland Sallai pour ramener Galatasaray à hauteur (44e). Tout était à refaire. Après autant d’efforts pour prendre les commandes, Lille regagnait les vestiaires sans avantage et avec cette impression persistante : chaque séquence défensive pouvait remettre en cause ce que son attaque venait de construire.
La seconde période a confirmé cette fragilité. Un but contre son camp de Berke Özer redonnait l’avantage aux Turcs (52e), puis Victor Osimhen terminait une attaque rapide pour porter le score à 4-2 (61e). L’ancien Lillois ne célébrait pas, mais cette retenue ne rendait pas son retour moins douloureux pour le public nordiste. En moins d’un quart d’heure après la reprise, le match avait échappé aux Dogues. Bien loin des soirées où le Lille de Bruno Genesio faisait tomber les grands d’Europe, celui d’Ancelotti subit désormais les accélérations adverses sans parvenir à les contenir.
Benjamin André n’a pas cherché à embellir le constat sur Canal+ : « On a fait trop d’erreurs », a regretté le capitaine, avant de lâcher : « On n’a pas le niveau, il faut être honnête. » Lille a montré assez de qualités pour espérer, trop d’approximations pour gagner. Il reste cinq rencontres dans cette phase de ligue, mais le retard accumulé impose déjà une réaction. Au coup de sifflet final, les supporters turcs couvraient de leurs chants la déception de Pierre-Mauroy. Le doublé de Diaoune méritait une autre fin.