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l'essentiel À Belley, dans l’Ain, le bassin intercommunal mesure 24,97 mètres au lieu des 25 mètres réglementaires. Une différence minime, mais qui suscite une polémique locale et pourrait empêcher les nageurs de participer à des compétitions officielles dans leur piscine.
À peine inaugurée, cette piscine va-t-elle être interdite de compétition officielle ? À Belley, dans l’Ain, le nouveau bassin intercommunal manque trois centimètres pour atteindre les 25 mètres.
Pour obtenir une homologation sportive, un équipement doit respecter plusieurs critères définis par la Fédération française de natation (FFN). Le bassin doit notamment mesurer précisément 25 mètres, avec une tolérance de trois centimètres maximum, soit une longueur minimale de 24,98 mètres. Il doit également compter au moins huit couloirs de 2,50 mètres de large, offrir une profondeur comprise entre 1,35 et 2 mètres au niveau des plots de départ pour assurer la sécurité des plongeons et maintenir une température de l’eau entre 25 °C et 28 °C.
À Belley, le bassin mesure seulement 24,97 mètres, selon un relevé effectué par un géomètre. Résultat, pour remettre l’équipement aux normes avec un nouveau bassin, l’intercommunalité devrait débourser 13 millions d’euros, rapporte Le Progrès.
"Sur une course de 100 mètres, il manque douze centimètres, c’est aberrant", déplore le président du comité de l’Ain de natation, interrogé par le quotidien local.
En l’absence de compétitions organisées dans la ville, les jeunes nageurs devront continuer à se rendre dans d’autres piscines, ce qui complique l’organisation et la logistique pour les clubs.
Du côté des élus de l’intercommunalité, cette différence de longueur ne constitue pas un sujet majeur. Lors des travaux, les architectes ont dû s’adapter à des contraintes "techniques et financières". Les anciens bassins étant trop usés, une coque en inox a dû être installée directement à l’intérieur, ce qui explique que le bassin ait été raccourci de trois centimètres.
"Le prix pour refaire un bassin se situait entre 500 000 et 700 000 €", explique l’élu chargé des bâtiments de l’intercommunalité. "C’est de l’argent public. Si on avait construit un centre nautique neuf, on aurait été en faute. Là, il n’y a pas de discussion."