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Incapable de rivaliser avec Mercedes, Red Bull et Ferrari, l'écurie britannique a dû se contenter des septième et huitième places lors des qualifications à Austin.
McLaren traverse un week-end particulièrement compliqué au Grand Prix des États-Unis.
Oscar Piastri et Lando Norris s'élanceront ainsi depuis la quatrième ligne, un résultat qui confirme les difficultés rencontrées avec la MCL40 depuis les premiers essais libres.
Alors que McLaren espérait se battre aux avant-postes, ses deux pilotes peinent à exploiter le potentiel d'une monoplace devenue particulièrement difficile à maîtriser sur le Circuit des Amériques.
Septième sur la grille, Piastri ne cache pas son incompréhension face au manque de compétitivité de son équipe. L'Australien assure que les problèmes rencontrés en qualifications ne constituent pas une surprise, tant la situation est compliquée depuis vendredi.
« Je ne sais pas s'il y a eu des hauts ! Ça a été difficile tout le week-end. Je n'avais pas de rythme, on se gratte la tête car la voiture a le potentiel d'être rapide, mais elle est juste incroyablement difficile à piloter », explique-t-il.
McLaren a pourtant multiplié les modifications de réglages pour tenter d'améliorer le comportement de sa monoplace. Mais aucune des solutions essayées n'a permis de résoudre véritablement les problèmes.
« On a essayé beaucoup de choses, mais rien ne semble fonctionner. On ne s'attendait pas à ce que les changements fassent une différence massive, mais on voulait juste gagner un peu de temps avec la voiture », poursuit Piastri.
De son côté, Lando Norris a vécu une séance tout aussi frustrante. Le champion du monde en titre avait réussi à signer le sixième temps dans les derniers instants de la Q3, mais son tour a finalement été annulé pour un dépassement des limites de piste.
Cette sanction l'a repoussé à la huitième position, juste derrière son équipier. Contrairement à Piastri, Norris estime que sa monoplace n'était pas nécessairement aussi mauvaise que le résultat pourrait le laisser penser.
Le Britannique préfère assumer sa part de responsabilité dans cette contre-performance : « Ce n'était pas génial, c'était difficile. La voiture n'était pas mauvaise, mais j'ai fait un travail merdique », reconnaît-il sans détour.
Interrogé sur ses perspectives pour dimanche, Norris s'est montré particulièrement prudent. S'il pense que McLaren dispose d'un rythme supérieur à ce que suggère sa position sur la grille, il sait que remonter dans le classement ne sera pas simple.
« Honnêtement, je ne sais pas. Le rythme est meilleur qu'il n'y paraît, mais ce sera difficile depuis la huitième place. C'était juste une mauvaise journée », résume-t-il.
Après avoir dominé une grande partie de la saison précédente, McLaren se retrouve donc dans une situation inhabituelle à Austin, loin de la lutte pour la pole position. L'équipe devra désormais compter sur sa gestion des pneumatiques, sa stratégie et les possibilités de dépassement du circuit texan pour espérer remonter dans la hiérarchie. Mais au vu des difficultés persistantes de la MCL40, Norris et Piastri abordent le Grand Prix avec davantage d'incertitudes que de certitudes.