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« On doit être plus rigoureux quand on est sous pression » : pour le Boulazac Basket Dordogne, l’apprentissage se poursuit

Le comportement des Boulazacois, battus dimanche 18 octobre à Paris (90-75), laisse entrevoir les progrès de cette équipe, même si elle n’est pas complètement payée de ses efforts depuis le début de la saison de Betclic Élite

Touché aux ischio-jambiers, Patrick Beverley a été préservé à Paris, mais devrait revenir face au Mans.

De plus, durant la partie, Essome Miyem, très bon sur le parquet de l’Adidas Arena, s’est...

De plus, durant la partie, Essome Miyem, très bon sur le parquet de l’Adidas Arena, s’est fait mal à un genou et n’a pu terminer la rencontre. Sans oublier que l’ailier britannique Joshua Uduje a dû se faire strapper une cuisse.

« On a manqué de rotations, en jouant à la fin avec sept joueurs », ne pouvait que constater l’entraîneur Alexandre Ménard. Fatalement, face à l’armada parisienne, « on a craqué physiquement et explosé dans les dernières minutes, complète le meneur de jeu Antoine Eito. Les rotations en moins face à une équipe comme Paris, qui joue très vite, n’ont pas aidé. »

Autant de coups durs qui ne doivent pourtant pas entamer le moral boulazacois. Car le BBD a livré une excellente partie face à Paris. « On savait que ce match face à Boulazac serait difficile et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a été le cas, admet le coach francilien Maxime Lefevre. Ils ont une belle équipe, avec de bons joueurs et un bon entraîneur. »

Pour l’instant, ça ne suffit pas à décoller. Boulazac fait partie des six équipes qui comptent une victoire pour trois défaites - avec Limoges, Pau/Lacq/Orthez, Saint-Quentin, Bourg-en-Bresse et Nancy. Mais comme le répète régulièrement Antoine Eito, le BBD aurait dû prendre Roanne et a craqué à la fin à Strasbourg.

Peu de balles perdues

Le potentiel est donc là. Surtout, à Paris, les Périgourdins ont fait étalage de leur détermination. Sur le plan du jeu, le BBD a livré plusieurs séquences convaincantes. On pense, par exemple, à des situations de pick and roll qui ont débouché sur un panier facile dans la raquette. Ménard poursuit : « On a essayé de livrer le meilleur basket possible, je suis fier de mes gars car ils ont su bien se bagarrer. La défaite reste logique malgré tout mais je n’en veux pas aux joueurs. »

Bien entendu, tout n’est pas parfait. Il y a par exemple le rebond, où le BBD est l’une des équipes les plus faibles de la division (12e avec 34,5 prises par match). Eito pointe de son côté que « la seule chose importante que l’on doit retenir, c’est que l’on doit être plus rigoureux quand on est sous pression ».

Et pourtant, le BBD n’a égaré que 12 ballons à l’Adidas Arena. Depuis le début de saison, Boulazac fait partie des meilleurs élèves dans le domaine, avec 13 ballons perdus de moyenne - seules quatre équipes font mieux.

Idem pour l’adresse à trois points. Dimanche, le BBD a affiché un faible 9/31 (soit 29 %) de réussite derrière l’arc, symbolisé notamment par Aaron Estrada (0/5) ou Thomas Ville (1/6). Élément fort du jeu prôné par Alexandre Ménard, l’adresse derrière l’arc de cercle reste néanmoins plutôt bonne depuis le lancement du championnat : 35,3 %, seules trois équipes font mieux.

Alors, il y a des raisons d’espérer. « On n’a pas su s’adapter en deuxième période, mais nous avons fait de bonnes choses dans l’ensemble, pose Eito. On a des éléments sur lesquels s’appuyer pour continuer de grandir. »

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