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« Défensivement, malgré les quatre essais encaissés dans les Landes, c’est peut...
« Défensivement, malgré les quatre essais encaissés dans les Landes, c’est peut-être notre meilleur match, explique Thomas Synaeghel. On prend des points principalement quand on est en infériorité numérique », poursuit le coach des avants. « On a été réalistes mais on fait énormément de fautes : 18, contre six ou sept fautes pour eux, confirme son acolyte Mathieu Bélie. Et trois cartons jaunes, ne manque-t-il pas d’ajouter. On aurait pu mieux maîtriser le match. » Trop souvent pénalisé, le SJLO a encaissé deux essais dans les dernières minutes et ainsi laissé échapper le bonus offensif.
Cette indiscipline pourrait presque s’apparenter à un MPR : un méga problème de riche. Car qui ne signerait pas les yeux fermés pour être à la place du SJLO aujourd’hui ? Malgré tout, les coachs se creusent la tête pour essayer d’endiguer ce mal récurrent.
Les Corsaires cumulent déjà 12 cartons, soit 30 % du temps effectif de jeu en infériorité numérique. « Il faut une prise de conscience individuelle, souhaite Mathieu Bélie. Comptablement, on est très bien mais on ne peut pas se satisfaire de cette indiscipline qui nous colle à la peau, de ce manque de possession et de ce jeu offensif parfois stérile. On a encore une grosse marge de progression. Mais c’est normal, on n’est qu’au début de la saison », rappelle le technicien.
Dimanche, le SJLO retrouve Valence d’Agen pour la troisième année consécutive. La dernière victoire des Luziens (23-24) en terre occitane remonte au mois de mars 2025. Tout comme le SJLO, les Valenciens sont invaincus cette saison à domicile et leur dernière défaite, à Aubenas (43-14), devrait les motiver à le rester. « Une chose est sûre : si on prend plus de dix pénalités là-bas, on ne gagnera pas parce qu’ils ont un gros buteur », s’exclame Bélie.
Côté luzien, il n’y aura que très peu de changements. Les coachs veulent garder la dynamique de leur groupe. Mais devant, un « petit » nouveau fera sa rentrée ce week-end : Kalivati Tawaké (182 cm, 128 kg). Le pilier droit sera suppléé par Bixente Sanchez, de retour après ses déboires à Mauléon (nez cassé et commotion). À la charnière, Pierre Descoubet, hors-jeu plusieurs mois, aurait pu fragiliser les Basques. Mais le renfort régulier du jeune de la Nivelle, Xan Carricaburu, en double licence avec les espoirs bayonnais, associé à la polyvalence de Théo Dassance devrait pallier le manque. Derrière, en l’absence d’Imanol Etcheverry et Julien Mendiague, une nouvelle combinaison a été testée, passant ainsi Guillaume Bouche de l’aile au centre. « Avec Yann (Lestrade), ils sont complémentaires. Ils s’entendent bien. Ils ont montré de belles choses pour une première association », se satisfait l’entraîneur. À noter que Maxime Miura, qui s’était éloigné des terrains pour pouponner, retrouvera prochainement le groupe.