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Le double champion en titre n’a pu faire mieux qu’un match nul sur le terrain de Gloucester (36-36) ce vendredi soir en ouverture de la compétition. Il passe à côté d’un 17e succès de rang et ne refera pas de carton plein en phase de poules
Elle a lutté jusqu’au bout et a espéré obtenir une pénalité sur la dernière mêlée. En vain. L’Union Bordeaux-Bègles n’a pu ramener mieux qu’un match nul de Gloucester (36-36) ce vendredi soir en ouverture de la Champions Cup. Le double champion en titre a pourtant tout essayé pour aller chercher la victoire dans une fin de match irrespirable. Quand on connaît l’importance du carton plein en phase de poule pour s&rsquo...
Elle a lutté jusqu’au bout et a espéré obtenir une pénalité sur la dernière mêlée. En vain. L’Union Bordeaux-Bègles n’a pu ramener mieux qu’un match nul de Gloucester (36-36) ce vendredi soir en ouverture de la Champions Cup. Le double champion en titre a pourtant tout essayé pour aller chercher la victoire dans une fin de match irrespirable. Quand on connaît l’importance du carton plein en phase de poule pour s’offrir l’avantage du terrain jusqu’en demi-finale, ces points lâchés en Angleterre vont compliquer la route des hommes de Yannick Bru dans la conquête d’une troisième étoile.
S’ils restent invaincus depuis avril 2024 et leur quart de finale face aux Harlequins (41-42), les Bordelais passent à côté du record de victoires consécutives sur la scène européenne. Ils avaient enchaîné 16 succès de rang jusqu’à la finale de Bilbao en mai dernier face au Leinster, égalant ainsi la série du Stade Rochelais. La 17e leur a échappé au Kingsholm Stadium.
« Il y a pas mal de frustration, reconnaissait le capitaine Maxime Lucu au micro de BeIN Sports. Ce sont deux points de perdus. On aurait pu ne pas en prendre non plus. C’est dommage. À la fin, on est à deux mètres de l’en-but, à faire des temps de jeu et des temps de jeu. On n’arrive pas à scorer, c’est ce qui a péché. La compétition est encore longue. On a pris deux points à l’extérieur, ce n’est pas le départ idéal, mais il faut s’accrocher et on aura d’autres matchs pour essayer de rebondir. »
Ce dernier coup de sifflet, l’arbitre aurait sans doute pu le donner si l’UBB n’avait pas été autant dominée en mêlée fermée sur cette partie. Si les Bordelais se sont arrachés en fin de match, dans le sillage d’un Maxime Lucu et d’un Tom Willis au four et au moulin, ils ont aussi subi la domination anglaise en première période. Après un premier essai signé Page-Relo sur un départ côté fermé derrière une mêlée (0-7, 5e), ils ont manqué trop de plaquages et ont laissé Gloucester s’installer dans leur camp. Clark allait en force dans l’en-but (7-7, 10e), avant que Llewellyn ne soit à la conclusion d’une contre-attaque éclair (4-7, 14e).
Les Girondins reprenaient leurs esprits sur un essai en force de Falatea au relais du gros travail de Willis (14-14), ainsi qu’une pénalité de 51 mètres de Lucu (14-17, 26e). Mais les « Cherry and White » revenaient camper de longues minutes dans le camp bordelais. Après trois pénaltouches et une mêlée aux 5 mètres, ils trouvaient une nouvelle fois la brèche avec un essai de Barton (21-17, 34e). L’arrière donnait même sept points d’avance à Gloucester en inscrivant une pénalité juste avant la pause (24-17, 40e).
En début de seconde période, les avants bordelais sonnaient la révolte en s’appuyant sur les ballons portés. Sur un avantage, Bielle-Biarrey servait Uberti qui allait aplatir en coin (24-22, 47e). « LBB » redonnait l’avantage à l’UBB en allant à son tour dans l’en-but (24-29, 51e). Mais les Bordelais relançaient les Anglais. Suite à une touche perdue dans leurs 22 mètres, ils voyaient Trenholm inscrire le quatrième essai de Gloucester (29-29, 57e), et même le cinquième après un jeu au pied d’Atkinson (36-29, 61e). Les Bordelais ne lâchaient pas pour autant. Lucu s’échappait et servait Bielle-Biarrey qui s’offrait un doublé (36-36, 63e).
Les Bordelais jetaient toutes leurs forces pour aller chercher la victoire mais devaient finalement se contenter des 2 points. Rageant.