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l'essentiel Plongée dans le doute, l’ES Gimont reçoit ce dimanche 25 octobre (15 h 45) un autre mal classé, l’Usep Ger-Séron-Bédeille. Entre enjeu comptable et passion locale, les Gersois veulent renouer avec le succès.
Pour le compte de la 6e journée, l’ES Gimont reçoit Ger-Séron-Bédeille dans un match importantissime sur le plan comptable. Les Gersois, défaits à quatre reprises, sont empêtrés dans le fond du classement et comptent sur cette réception pour se remettre la tête à l’endroit. Au regard de la situation, il serait naturel de questionner ce qui manque, d’identifier les faiblesses, de remettre en question la stratégie, la technique, les hommes.
Une situation exacerbée et accentuée par la passion qui entoure souvent ce sport, et particulièrement ce club. Parce qu’à Gimont, on amplifie souvent les émotions. À Gimont on aime « à l’italienne », souvent trop, parfois avec excès, rarement dans la demi-mesure ; alors la déception n’en est que plus vive, et in fine la critique plus acerbe.
Pourtant messieurs, vous qui rentrerez sur le terrain dimanche, rappelez-vous un mantra : le rugby reste le moyen pour des adultes de rester des enfants. Un moyen de continuer à jouer avec ses copains, à se « bourriquer » dans la boue, à se bagarrer comme dans la cour d’école, à se bousculer comme dans les couloirs du collège, à courir jusqu’à perdre haleine, et à faire la fête le dimanche comme des adolescents.
Alors oublions cinq minutes la règle incompréhensible du plaqueur-plaqué, les statistiques, la recherche illusoire de la combinaison idéale et revenons à ce qui nous unit : le plaisir de jouer, de passer des moments ensemble, de partager des émotions collectivement. Lâchez la bride, oubliez le contexte, le classement, le résultat, pour simplement profiter de la joie éphémère que procure le rugby.
Profitez de cette rencontre pour évacuer la frustration, non pas dans la colère mais dans le plaisir, se faire mal pour l’autre, pour soi, se passer le ballon comme à l’école de rugby. Soyez égoïstes et amusez-vous ! La journée s’y prêtera puisque ce sera l’occasion de fêter les dix ans de la montée en Fédérale 2 d’une génération de désormais « quadra », qui garnit maintenant la main courante : Duffau, Pène, Taché, Calais, Larrieu, etc.
L’occasion aussi de fêter l’anniversaire de celui qui incarne magnifiquement cet esprit de fête et de communion : l’intemporel (ex) président Serge Castellaveran. Lui qui, un soir de défaite, synonyme de descente, avait su rappeler à tous, que peu importe le niveau, les bons ou les mauvais moments, l’essentiel c’est « qu’on reste entre copains » et qu’après tout ce n’est que du rugby.
Au rayon des bonnes nouvelles : Dardenne, Cettolo et Sarrade seront de retour pour muscler le paquet d’avants, tandis que derrière des rotations devraient avoir lieu afin de trouver la bonne formule entre continuité et concurrence. Ces retours ne seront pas de trop, car l’Usep (10, 9 pts) reste une équipe difficile à manœuvrer et accrocheuse. Les visiteurs restent d’ailleurs sur un succès probant face à Léguevin et se trouvent à égalité de points avec l’Étoile.
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