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"Ce qui nous rassemble, c'est l'envie de grimper" : ce club d'escalade des Côtes-d'Armor prend un nouveau départ
Au pied du mur du gymnase Roger-Vercel, les membres d’Escaladin’ célèbrent les 30 ans du club et lancent une nouvelle saison tournée vers la formation et l’inclusion.
Au pied du mur du gymnase Roger-Vercel, les membres d’Escaladin’ célèbrent les 30 ans du club à Dinan (Côtes-d’Armor), le 3 octobre 2026. ©Le Petit Bleu des Côtes-d’Armor

Les chaussons ont repris du service, parfois après plusieurs années au fond d’un placard. Pour les 30 ans de l’association Escaladin’ à Dinan (Côtes-d’Armor), anciens licenciés, familles et bénévoles se sont retrouvés autour des murs du collège Roger-Vercel.

Jeux, olympiades et souvenirs ont rythmé cette journée anniversaire, qui marquait également le premier rendez-vous du nouveau bureau.

Unis par la grimpe

Huit personnes composent ce nouveau bureau. Elles viennent d’horizons et de métiers différents, mais partagent le même point d’ancrage, la grimpe.

Le bureau pratique la parité et fait évoluer certaines habitudes. Le secrétariat est notamment confié à un homme. « Ce qui nous rassemble, c’est l’envie de grimper et de faire vivre le club », résume Anne Orieux, sa vice-présidente.

L’envie de repartir

Derrière les retrouvailles se dessine aussi l’envie de repartir. Ces deux dernières années, les travaux dans la salle et les infiltrations d’eau ont fragilisé la vie du club.

Escaladin’ compte aujourd’hui environ 130 adhérents, contre 220 auparavant. Faute d’initiateurs, quatre créneaux pour les enfants de moins de 10 ans ont également dû être supprimés.

Le club veut d’abord renforcer son encadrement. Il ne compte que quatre initiateurs et espère doubler leur nombre d’ici un peu plus d’un an.

Le nouveau bureau souhaite aussi ouvrir davantage la pratique aux personnes en situation de handicap, en formant des initiateurs et en acquérant du matériel adapté. « Il faut que chacun puisse trouver sa place et grimper dans de bonnes conditions », estime Anne Orieux.

Un mur à la hauteur des ambitions

À plus long terme se pose la question du mur. Avec ses 8,75 mètres, l’équipement actuel ne permet pas d’organiser de compétition officielle, il lui manque les 25 centimètres nécessaires.

Un mur de 9 mètres sur 20 coûterait environ 150 000 euros. Le projet est ambitieux, mais il prolonge l’élan de cette journée. Après trente ans de grimpe, Escaladin’ veut se donner les moyens de continuer.