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Il y a quelques semaines, tout lui souriait. Appelé en équipe de France après le forfait d’Ibrahima Konaté, Leny Yoro avait été titularisé face à la Belgique pour sa première sélection, aux côtés de Maxence Lacroix. Victoire 4-1, neuf duels gagnés sur neuf, 93 % de passes réussies, selon Foot Mercato. Zinédine Zidane l’avait salué. Depuis, la situation s’est retournée.
À Manchester United, le défenseur de 20 ans traverse une période difficile. Il n’a débuté aucun des cinq premiers matchs de Premier League, et a disputé huit rencontres cette saison, dont six comme titulaire. Souvent aligné comme latéral droit, un poste qui n’est pas le sien, il se retrouve derrière Harry Maguire et Lisandro Martínez dans l’axe.
LA GLISSADE DE BOURNEMOUTH
La défaite 0-3 face à Bournemouth a cristallisé les critiques. Yoro a glissé sur le côté de sa surface, permettant à Marcus Tavernier de se retrouver seul face au gardien. Michael Carrick a refusé de l’accabler, parlant d’une « glissade » plutôt que d’une erreur. Mais l’image a fait le tour des réseaux.
Le contexte n’aide pas. United reste sur huit matchs sans victoire et pointe au 16e rang de Premier League, selon Foot Mercato. Dans une équipe qui doute, chaque erreur se paie au prix fort, et les jeunes sont souvent les premiers exposés.
LA LISTE DU 6 NOVEMBRE EN LIGNE DE MIRE
Côté Bleus, l’inquiétude est réelle. Zidane annoncera sa prochaine liste le 6 novembre, et la présence de Yoro est incertaine, estime Foot Mercato. La concurrence est féroce : Konaté, Dayot Upamecano, Lucas Hernandez. La blessure de Lacroix, touché aux ischio-jambiers et absent plusieurs semaines selon RMC, pourrait toutefois lui ouvrir une porte.
Paradoxe : le forfait de son ancien partenaire en sélection pourrait relancer Yoro au moment où il en a le plus besoin. Encore faut-il qu’il retrouve sa place et sa confiance en club.
CHELSEA, LE MATCH DE LA RELANCE ?
Le déplacement à Chelsea, ce samedi, sera un test. Si Carrick lui fait confiance, Yoro aura l’occasion de prouver qu’il reste l’un des grands espoirs de la défense française. Face à des Blues privés de Lacroix, justement, l’affiche a quelque chose de symbolique.
Recruté à prix d’or à Lille en 2024, Yoro avait été présenté comme l’un des futurs grands défenseurs européens. Il a encore le temps de le devenir. Mais à Manchester, la patience est une denrée rare. La pilule est dure à avaler.
Son repositionnement au poste de latéral droit pose question. Formé comme défenseur central, Yoro n’a ni les automatismes ni les repères d’un spécialiste du couloir. Le placer à ce poste, c’est l’exposer à des situations qu’il maîtrise mal, et prendre le risque de freiner sa progression.
Le vestiaire mancunien va en parler. Et Zidane, lui, observera attentivement. Les prochaines semaines diront si Yoro est en train de tout perdre, ou simplement de traverser un passage à vide.