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La plaie ne s’est visiblement pas refermée. Parti à l’issue de la saison 2024-2025 après une période de fortes tensions en interne, Jean-Pierre Papin a choisi de briser le silence. Dans les colonnes de L’Équipe, le Ballon d’Or 1991 livre sa version de la fin de son aventure marseillaise, et elle est sans concession.
Revenu à l’OM dans un rôle de conseiller, JPP raconte avoir d’abord vécu une année sans nuage, avant de sentir sa relation avec Pablo Longoria se dégrader. Lorsque l’entraîneur de la réserve est limogé, il propose ses services au président, qui accepte. Avec des principes simples, l’ancien attaquant redresse la barre : sortie de la zone rouge, puis une deuxième place finale derrière Istres.
C’est à l’aube de sa deuxième saison que tout bascule, selon lui, avec l’arrivée d’un responsable chargé de l’équipe réserve. « C’est le début de la catastrophe », lâche-t-il.
Papin décrit un dirigeant qui aurait décidé de tout, de la composition d’équipe aux sanctions, sans réelle connaissance du football à ses yeux. Il assure avoir alerté Pablo Longoria à de multiples reprises, sans que la situation n’évolue. L’ancien international affirme avoir subi « du harcèlement moral pendant un an et demi » et évoque une enquête menée par un cabinet extérieur, interrompue selon lui sans explication.
Au-delà du conflit, c’est surtout le sentiment d’un gâchis qui domine chez l’ex-idole du Vélodrome. Après tant d’années liées au club, il regrette de voir son histoire avec l’OM s’achever sur des ragots, portés selon lui par des personnes ignorant tout du football et de l’institution.
Ces accusations n’engagent que Jean-Pierre Papin. Ni Ali Zarrak ni l’Olympique de Marseille n’avaient réagi publiquement à ces propos au moment de la publication de cet article.