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Marseille a vécu un été que peu de supporters auraient imaginé : un mercato entier sans la moindre arrivée. Une première depuis longtemps pour un club habitué aux va-et-vient et aux annonces fracassantes. Or rien n’indique que la parenthèse se refermera en janvier. Les difficultés financières qui ont figé l’été n’ont pas disparu, et l’OM, contraint de surveiller ses dépenses, pourrait rééditer l’exercice avec un deuxième marché consécutif sans recrue.
Le dossier place Grégory Lorenzi dans une position pour le moins inconfortable. Arrivé de Brest avec une réputation de bon connaisseur du marché et un carnet d’adresses fourni, le directeur sportif n’a toujours pas pu signer son premier joueur sous les couleurs olympiennes. Son compteur affiche zéro, et rien ne dit qu’il bougera avant plusieurs mois. On peut parler de chômage technique, mais d’un chômage subi : le savoir-faire est là, ce sont les moyens qui manquent.
La logique de l’hiver pourrait en effet être inversée. La priorité de la direction serait de vendre pour assainir les comptes, et plusieurs joueurs à belle valeur marchande seraient susceptibles de partir. Mais encaisser ne veut pas dire réinvestir : rien ne garantit que ces cessions financeront de nouvelles arrivées. Le risque, pour l’OM, est de s’affaiblir sportivement en cours de saison pour se rassurer sur le plan comptable.
Si le scénario se confirme, Marseille terminera la saison 2026-2027 avec un effectif quasi inchangé, en comptant sur ses cadres actuels et sur les jeunes du club. Une voie qui peut séduire par sa cohérence avec le discours sur la formation, mais qui se révélerait frustrante pour un projet sportif qui se voulait ambitieux. Reste à savoir combien de temps un club de cette dimension peut rester spectateur du marché sans que cela ne pèse sur ses résultats et sur la patience de son public.