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La vive controverse autour des déclarations de Kylian Mbappé à l'égard de Mao Zedong prend une tournure institutionnelle et économique majeure.
Alors que l’attaquant français du Real Madrid s’est publiquement excusé pour avoir qualifié le dirigeant de « dictateur chinois » en réagissant à un montage humoristique, le club madrilène refuse pour sa part de présenter des excuses officielles. La Casa Blanca estime que ces propos relèvent de la sphère privée et n’engagent pas l’institution merengue.
Cette ligne de défense du Real Madrid a provoqué une ferme réaction de la part de China Media Group (groupe auquel appartient CCTV). Dans des déclarations relayées par le média sportif Dongqiudi, un porte-parole officiel du groupe étatique a catégoriquement rejeté la justification du club espagnol. Estimant que les limites de la liberté d’expression ont été franchies et que la responsabilité du Real Madrid est engagée en tant qu’employeur, le média chinois exige des excuses formelles du club et refuse de valider le maintien des accords commerciaux tant qu’aucune démarche officielle n’aura été entreprise.
Face à la gravité de la situation, le président de La Liga, Javier Tebas, est intervenu en urgence auprès de l’ambassadeur de Chine en Espagne pour présenter des excuses au nom de la compétition. Cherchant à préserver un marché stratégique vital pour le football espagnol, le patron du championnat a tenu à dissocier l’attitude individuelle du joueur des relations bilatérales bâties depuis des années. Toutefois, la télévision chinoise a d’ores et déjà suspendu la diffusion des rencontres de La Liga, accentuant la pression financière et médiatique sur l’écosystème du football espagnol.