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La prestigieuse ligue américaine de football américain s’installe à Paris ce dimanche après-midi pour un match de saison régulière entre La Nouvelle-Orléans et Pittsburgh. Il sera également retransmis en direct sur plusieurs chaînes à partir de 13 h 30
Conquérir la France et en faire un marché commercial durable, telle est l’ambition de la NFL qui s’invite pour la première fois à Paris dimanche, le temps d’un match de saison régulière opposant les Saints de La Nouvelle-Orléans aux Steelers de Pittsburgh.
« Être ici à Paris, c’est vraiment un rêve qui devient réalité », s’est félicité le patron de la Ligue professionnelle de football américain Roger Goodell, de passage dans la capitale où la rencontre aura bien lieu au Stade de France à 14 h 30, en dépit de la nouvelle mobilisation contre la vie chère prévue samedi, une semaine après des manifestations déjà de grande ampleur émaillées de violence.
🇫🇷 JOUR DE MATCH !
— NFL France (@NFLFrance) October 25, 2026
Vous ne rêvez pas, rendez-vous à 14:30 pour le premier match NFL de l’histoire en France, le NFL Paris Game.
Alors, plutôt @Saints ou @steelers ? pic.twitter.com/q3i4mnwwg8
« Nous savons que les manifestations font partie de cette culture, comme dans toute démocratie. C’est quelque chose que nous comprenons, mais la violence est un phénomène sur lequel nous travaillons avec les autorités locales pour obtenir les meilleurs conseils quant à la façon de gérer cela et de garantir la sécurité de nos fans, de nos joueurs et de tous les participants », a-t-il commenté sans vraiment trahir d’inquiétude.
🏈 #NFL | 🤩 C'EST LE GRAND JOUR !
— francetvsport (@francetvsport) October 25, 2026
🍿 Pour la première fois, un match de NFL va avoir lieu à Paris, au Stade de France, et ça se passe EN DIRECT sur france tv !
➡️ RDV à 13h30 sur la chaîne sport du site https://t.co/I29hoKLtUw et à 14h10 sur France 2 ! pic.twitter.com/HaHzx2cDcI
Pour ce rendez-vous parisien inédit, alors que des rencontres délocalisées ont régulièrement lieu depuis presque vingt ans à Londres, et depuis le début de la décennie à Munich, Francfort, Berlin, Dublin ou encore Madrid, la NFL n’a pas lésiné sur les moyens sur le plan du marketing et de la communication pour occuper l’espace médiatique, certaine du gros potentiel à exploiter dans l’Hexagone.
Selon l’instance, on y recense 1,4 million de suiveurs réguliers, à travers les réseaux sociaux notamment. De surcroît, le pays est le troisième plus gros consommateur de NFL en Europe. « Nous avons ici une base de fans très solide, croissante et nous voulons voir cette croissance s’accélérer. Paris est l’une de ces grandes villes internationales où vous voulez être présent, si vous ambitionnez d’être une ligue globale », plaide Roger Goodell.
Pourquoi alors avoir attendu si longtemps pour y faire escale ? Le projet ne date pas d’hier, mais se prépare depuis plusieurs années, ayant accusé un retard d’abord dû à la pandémie de Covid-19, puis en raison de la place prise par les Jeux olympiques de 2024. Finalement, c’est la concession du Stade de France, passée entre les mains de GL Events l’an passé, qui a fait l’effet d’un coup d’accélérateur.
Confortée par le fait que l’enceinte dyonisienne affichera complet, avec des tarifs de billets allant de 55,80 à 119,32 euros pour les enfants et de 91,22 à 425,75 euros pour les adultes, la NFL espère surtout que les chiffres d’audience seront à la hauteur. La rencontre bénéficiera d’une retransmission en direct sur France 2 et en différé le soir-même sur L’Équipe, deux chaînes gratuites pour mieux toucher le grand public, sans oublier beIN Sports, diffuseur historique payant depuis 2012. Le match sera aussi visible sur Twitch et YouTube, histoire de rajeunir encore plus l’audience.
Si une large majorité des spectateurs seront français (70 %), environ 20 % devraient arriver directement des États-Unis, dont de nombreux fans des Steelers qui viendront agiter leurs traditionnelles « terrible towels » (serviettes jaunes aux couleurs de l’équipe), et 10 % d’Europe, selon un recensement des organisateurs.
Et si cette rencontre, opposant deux équipes cumulant sept Super Bowls dont six pour Pittsburgh, permettra de voir notamment à l’œuvre le vétéran Aaron Rodgers (Steelers), un des meilleurs quarterbacks de l’histoire, champion avec les Green Bay Packers en 2011 et quadruple MVP du championnat, un show musical sera assuré à la mi-temps, comme lors des Super Bowls, par la star de l’afrobeat, le Nigérian Burna Boy.
Mais le succès de l’opération séduction ne saurait se limiter au seul match. Plusieurs micro-événements gratuits ont été programmés vendredi et samedi à Paris.
Parmi eux, un lancer de ballon dit « Hail Mary », surnom donné à la passe de la dernière chance, généralement hasardeuse et lointaine, dans les ultimes secondes d’un match, tenté par les fans et les curieux, au-dessus du petit bras de la Seine face à la cathédrale Notre-Dame. Ou encore une opération découverte du flag football sur le Champ-de-Mars. Cette discipline inclusive, version sans contact du football américain, sera olympique lors des Jeux de Los Angeles-2028.
« Lorsque nous quitterons Paris, en réalité nous ne partirons pas vraiment, parce que nous avons un bureau ici, nous avons établi une présence. Nous voulons nous assurer que les Français comptent pleinement parmi nos partenaires », a résumé Roger Goodell, pour qui « ce n’est que le début ».