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Avant Elan Béarnais – Limoges. Bastien Pinault : « C’est jamais tôt pour un clasico »

Bien au fait de l’historique rivalité entre son club formateur et le CSP, le capitaine des Palois revient sur les caractéristiques et le contexte de cette 115e rencontre officielle, ce dimanche au Palais des sports (à 19 heures). Une échéance cruciale, à bien des égards

Bastien Pinault, ici lors de la défaite à domicile contre Dijon, espère capitaliser sur la venue de Limoges pour faire du Palais une forteresse.

Non, c’est jamais tôt pour un clasico, c’est toujours des matchs que tu es impatient de jouer. On est enfin de retour en première division et c’est cool parce que je vois que ça prend un petit peu, on voit sur les réseaux sociaux que tout le monde en parle. C’est un match excitant à jouer, le Palais des sports plein, la dernière fois que l’on avait vécu cela, c’étaient des bons souvenirs. On espère revivre des...

Non, c’est jamais tôt pour un clasico, c’est toujours des matchs que tu es impatient de jouer. On est enfin de retour en première division et c’est cool parce que je vois que ça prend un petit peu, on voit sur les réseaux sociaux que tout le monde en parle. C’est un match excitant à jouer, le Palais des sports plein, la dernière fois que l’on avait vécu cela, c’étaient des bons souvenirs. On espère revivre des moments comme ça avec le public, surtout que ça leur tient à cœur. Le dernier match à domicile était un match de classement, ce clasico le devient aussi comme ils sont à une victoire eux aussi. Il fait du bien au moral, à celui de toute la ville. Donc, on l’aborde en mode guerrier mais avec un peu moins de pression que si on avait perdu la semaine dernière à la maison (NDLR : victoire contre Saint-Quentin).

En tant que joueur formé au club, que représente le clasico dans votre imaginaire ?

Avec Fabio (Milanese), on a été un peu formatés pour ce match-là. En centre de formation, je pense qu’il n’y avait pas une journée où on ne t’en parlait pas. J’abuse peut-être, disons une semaine. En tout cas, on en parlait entre nous la dernière fois, c’est le premier qu’on va réellement jouer parce qu’on l’a déjà fait mais sur le banc. Je me souviens qu’on s’était fait caillasser le bus et tout. En Pro B, en Coupe de France ce n’est pas pareil, là, championnat, c’est autre chose puis tu as un petit peu ça dans le sang quand tu es formé à Pau, c’est pareil pour eux j’imagine. Je suis impatient et excité de pouvoir vivre ça.

C’est important du coup d’inculquer cette excitation aux autres joueurs, qui n’ont pas forcément conscience de l’enjeu ?

C’est important, on va essayer mais sans trop non plus leur bourrer le crâne parce que je pense que c’est un peu loin pour eux. Mais il faut qu’ils sachent l’importance que ce match a pour le club, son histoire, pour la ville, les supporteurs, pour tout le monde, parce que gagner ce match-là, c’est aussi garder le public avec nous pendant une bonne partie de la saison. On sait que ça va être une saison compliquée, on va avoir besoin d’eux, donc ça doit être un cadeau qu’on peut leur faire.

Vos coéquipiers américains ont de l’intérêt pour cette rivalité ?

Ils nous ont posé des questions quand même parce que sur le premier match, en présaison, je sais qu’il y avait eu une sortie de DJ Horne (meneur de Limoges) sur Be Basket qui disait : « Apparemment on les déteste ». Du coup, ils se demandent pourquoi. Je ne sais pas si on en est là, à se détester. Les supporteurs oui, nous, on sait que c’est un match qu’il faut gagner. Je pense je vais essayer de leur en reparler demain (NDLR : interview réalisée vendredi), même s’ils savent que c’est un match spécial depuis l’amical. Le directeur sportif avait fait une slide, qu’il avait envoyée sur le groupe WhatsApp pour expliquer un peu l’historique du match, avec certaines vidéos de matchs un petit peu animés. Ils sont quand même au courant.

Au-delà de l’historique entre les deux clubs, c’est une cinquième journée de Betclic Élite face à une bonne équipe…

Une équipe supérieure à nous sur le papier. Qui a annoncé un Top 6, nous, on a annoncé un top maintien. On va essayer d’y arriver le plus vite possible. Si on peut prendre ce match et sécuriser un peu le Palais des sports, ça nous ferait du bien dans cette course. On a moins de marge qu’eux, donc dimanche ça sera crucial de gagner.

Quels ont été les bénéfices de la victoire contre Saint-Quentin ?

Déjà, on a pu se sortir cet objectif de première victoire de la tête. C’était un peu la course à « vite gagner », et on risquait de s’y entêter, de nous mettre en difficulté. Là, on a gagné en confiance, des automatismes jour après jour. Le groupe est de plus en plus fluide, que ce soit la vie dans le vestiaire ou sur le terrain. L’arrivée de Gregor (Hrovat) nous fait du bien, il connaît le basket sur le bout des doigts, donc on apprend de lui, et il rassure.

Son arrivée justement doit vous donner un peu d’espace pour prendre des tirs ? Elle vous facilite la tâche ?

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