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La dernière fois que le Tour de France est passé par Albi (Tarn), c’était en 2019. Mais c’était pour trois jours. Avec une arrivée, une journée de repos et un départ. Trois jours de fête pour les amateurs de vélo (et au-delà) qui ont marqué les esprits. Et si c’était pareil en 2027 ? C’est ce qu’affirme la radio Ici Occitanie à quelques jours de l’officialisation du parcours de la plus grande épreuve cycliste du monde (le 22 octobre 2026).
On savait depuis un moment qu’Albi était archi favorite pour accueillir une arrivée. Le 18 juillet, lors de la quinzième étape au départ de Rodez (Aveyron). Et pour un départ ? Les plus attentifs auront remarqué que le lundi 19 juillet est forcément une journée de repos. Mais elle pouvait se dérouler en région toulousaine et le Tour ainsi s’éloigner pour prendre la route des Pyrénées le lendemain.
Sauf que selon la radio publique, cette journée de repos pourrait être programmée à Albi. Et les coureurs pourraient ensuite participer à un contre-la-montre individuel organisé sur les routes autour d’Albi qui ont vu Lilian Calmejane, ce qui renforce l’idée d’un nouveau départ de la préfecture le mardi 20 juillet. Quant à celui du mercredi 21 juillet, il serait donné depuis la métropole toulousaine.
Un chrono autour d’Albi, ce n’est pas une première. En 1971, Eddy Merckx dictait sa loi sur le circuit d’Albi. En 2003, les coureurs avaient roulé entre Gaillac et Cap Découverte avec Jan Ullrich en vainqueur sous la canicule. Et en 2007, Alexandre Vinokourov en avait gagné un. Trois jours plus tard, il était contrôlé positif et toute son équipe quittait la course (et Cadel Evans était déclaré vainqueur par défaut à Albi).
Quoi qu’il en soit, l’Occitanie devrait se tailler la part du lion dans ce Tour 2027, avec plus d’une semaine sur les routes de la région, comme c’était le cas en 2022 et 2025 et après une édition 2026 beaucoup plus limitée en la matière.
Si l’on en croit les dernières informations sur le parcours, la Grande Boucle entrerait dans la région le 16 juillet 2027, avec une arrivée à Montpellier (Hérault) probablement au départ de l’Ardèche. Le 17 juillet, les coureurs rouleraient vers Mende (Lozère), c’est acquis.
Les 18, 19 et 20 juillet, tout ou presque se passerait donc dans le Tarn. Et après ? Il y aura encore quelques jours en région, c’est obligatoire. Pas en Ariège, rayée des tablettes, comme assez souvent, mais dans les Hautes-Pyrénées. Le Tour y pédale de manière quasi-systématique depuis sa création en 1903. Avec plus de 100 éditions au compteur, c’est d’ailleurs le département le plus visité de la Grande Boucle (juste après Paris). Reste à savoir quels cols seront empruntés (le Tourmalet est le plus emprunté de l’histoire du Tour, mais le col du Portet, assez monstrueux, serait choisi pour une arrivée). Avec quelles villes étapes (c’est souvent Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui hérite des départs, au détriment de Tarbes et Lourdes). Et pour combien de jours… Au moins deux entre le 22 et le 24 juillet (le 21 étant probablement une journée de transition après le contre-la-montre).
Sachant que le 24 juillet, le Tour quittera la région depuis Maubourguet (Hautes-Pyrénées), la commune d’Antoine Dupont. Cela a été annoncé en conseil municipal fin septembre 2026.
Au total, il pourra donc y avoir jusqu’à neuf jours (dont une journée de repos) en région Occitanie pour Tadej Pogačar, Paul Seixas et les autres prétendants au maillot jaune. Et plus d’une semaine quoi qu’il arrive.