Retour
Si la stratégie à un seul arrêt apparaît comme la solution la plus rapide sur le papier, les faibles écarts de performance entre les différentes gommes pourraient offrir plusieurs possibilités.
Pirelli s'attend à une bataille stratégique particulièrement intéressante lors du Grand Prix des États-Unis.
Les températures et l'évolution de la piste joueront un rôle déterminant dans les choix effectués dimanche.
Les données recueillies au cours du week-end sur le Circuit des Amériques ont permis à Pirelli d'affiner ses prévisions concernant le comportement des pneumatiques en course. Le manufacturier italien a sélectionné trois composés pour cette épreuve : le C2 dur, le C3 médium et le C4 tendre.
Les essais ont confirmé un avantage significatif du pneumatique tendre sur le médium en matière d'adhérence et de performance pure sur un tour. Cette différence explique notamment l'intérêt du C4 pour les qualifications, où la recherche du meilleur chrono reste prioritaire.
En revanche, les écarts se réduisent considérablement sur les longs relais. Selon Pirelli, les pneus tendres et médiums ont affiché des performances très proches en rythme de course, ouvrant ainsi la voie à plusieurs stratégies potentiellement compétitives. Les simulations réalisées par le manufacturier privilégient néanmoins une course à un seul arrêt, qui demeure la solution la plus efficace en matière de temps total.
Une stratégie consistant à prendre le départ en pneus tendres avant de passer aux médiums pourrait notamment séduire plusieurs équipes. Cette approche permettrait de profiter de l'adhérence supérieure du C4 pendant les premiers tours, lorsque les pilotes cherchent à gagner des positions ou à creuser un écart. Le passage aux médiums offrirait ensuite un compromis entre performance et longévité pour terminer la course.
Pirelli n'écarte toutefois pas l'utilisation des pneumatiques durs, qui pourraient constituer une alternative intéressante lors du deuxième relais. Le C2 reste en effet une option valable, que les pilotes prennent le départ avec les tendres ou les médiums.
Son utilisation pourrait notamment devenir particulièrement avantageuse en cas d'intervention précoce de la voiture de sécurité. Une neutralisation en début de course permettrait alors à certaines équipes d'anticiper leur arrêt et de tenter de rejoindre l'arrivée avec les pneumatiques les plus résistants de la gamme. Cette possibilité dépendra néanmoins de la dégradation observée et de la capacité des pilotes à préserver leurs gommes sur la durée.
Pirelli envisage également une stratégie à deux arrêts si l'usure des pneumatiques se révèle plus importante que prévu. Dans ce scénario, une succession de relais en tendres, médiums puis tendres pourrait devenir compétitive.
Le manufacturier précise que la différence de temps estimée entre cette option et une stratégie à un seul arrêt reste relativement faible. Les équipes devront cependant tenir compte de plusieurs facteurs, notamment de la position en piste et du risque de perdre du temps derrière des concurrents plus lents après un passage aux stands.
Sur un circuit où les dépassements sont possibles, mais pas toujours immédiats, la gestion du trafic pourrait ainsi peser lourdement sur le résultat final. Les températures attendues dimanche constitueront également un élément essentiel, les variations météorologiques ayant déjà influencé le comportement des monoplaces pendant les qualifications.
Pirelli souligne donc que les stratégies définitives dépendront avant tout de l'évolution des conditions de piste et des températures au moment du départ.