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Publié aujourd'hui à 11h06.
Des propos qui coûtent cher. A l’occasion d’une interview du média TheBridge, créé par son coéquipier Aurélien Tchouaméni, Kylian Mbappé s’est laissé aller à une sortie qui passe mal. Interrogé sur les mèmes les plus drôles qui reprennent son image, l’attaquant des Bleus a tranché sur son choix : «Celui qui m’a fait le plus rigoler, c’est quand on avait mis une vidéo d’un mec, un dictateur je crois, avec ma tête», a-t-il déclaré.
Sauf que voilà, comme le rapporte L’Equipe, ce «mec» qualifié de dictateur n’est autre que Mao Zedong, principal dirigeant de la Chine de 1949 jusqu’à sa mort en 1976. Une allusion qui est loin de faire l’unanimité du côté de l’Empire du Milieu où plusieurs sponsors du prodige du football - passé tout près d’un premier Ballon d’Or - ont décidé de rompre leur contrat avec l’enfant de Bondy. «Notre entreprise s'oppose fermement à tout comportement qui heurte les sentiments nationaux et applique une politique de tolérance zéro à cet égard», a déclaré le géant des boissons Dongpeng dans un communiqué.
Furieuse des propos de Kylian Mbappé, l’entreprise a décidé de mettre fin «avec effet immédiat à toute collaboration» avec le joueur du Real Madrid. Une décision radicale qu’ont également décidé de prendre les entreprises Mengniu (spécialisée dans les produits laitiers) et Milkground (fromager) qui ont toutes deux annoncé dans un communiqué similaire mettre fin à leur collaboration avec le joueur de 27 ans.
L’affaire a même pris un tournant plus politique, le sommet de l’Etat chinois allant jusqu’à réagir à cette vidéo qui a depuis été supprimée. «Tout propos ou tout acte qui blesse les sentiments du peuple chinois se heurte naturellement à un rejet commun de la part de l’ensemble de la société chinoise», a ainsi fait savoir le porte-parole chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun.