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Les Landaises ont remporté leur première victoire en Euroligue en Grèce (65-78), ce mercredi soir, chez un adversaire qu’elles ont su dompter en lui imposant leur vitesse et leur impact physique
Et voilà le travail, et presque sans trembler. Basket Landes, au pied du mur après avoir concédé deux revers en autant de rencontres, par manque de réalisme à Saragosse et par manque d’intensité contre Vilnius, a su conjuguer l’un et l’autre pour parvenir à ses fins et battre une équipe d’Athinaïkos Qualco sans grand ressort. Longtemps embarquées dans un faux rythme, les coéquipières d’une Murjanatu Musa toujours aussi rassurante et efficace des deux côtés du terrain (12 points, 7 rebonds et surtout 9 interceptions...
Et voilà le travail, et presque sans trembler. Basket Landes, au pied du mur après avoir concédé deux revers en autant de rencontres, par manque de réalisme à Saragosse et par manque d’intensité contre Vilnius, a su conjuguer l’un et l’autre pour parvenir à ses fins et battre une équipe d’Athinaïkos Qualco sans grand ressort. Longtemps embarquées dans un faux rythme, les coéquipières d’une Murjanatu Musa toujours aussi rassurante et efficace des deux côtés du terrain (12 points, 7 rebonds et surtout 9 interceptions !) ont pris leur temps pour prendre la mesure de leur adversaire et le piéger par leur vivacité.
Patientes. C’est bien ainsi que les Landaises se sont montrées lors d’une première mi-temps tactique, sans grandes envolées ni accélérations dans une salle à l’ambiance tout aussi poussive. C’est d’ailleurs à chaque fois que les Bleu et Blanc ont impulsé leur tempo et haussé le ton physiquement qu’elles ont fait douter des Grecques au jeu plutôt stéréotypé et sans grand génie, à l’exception d’une Julie Vanloo à la vista redoutable mais peu efficace dans la réalisation.
Par deux fois, Athinaïkos a semblé s’échapper en profitant des fautes de Basket Landes converties en presque autant de points (13-7, 8e ; 29-22, 17e). Mais c’est bien la variation du jeu landais qui a permis aux Bleu et Blanc de répondre presque du tac au tac. Mariama Daramy, dans un nouveau costume de passeuse (5 offrandes au total, comme sa capitaine Camille Droguet), se charge d’un service trois étoiles pour Becky Massey puis Trinity San Antonio, avant que Marie Pardon remette les compteurs à égalité à la fin du premier quart (15-15).
Clin d’œil de la soirée, c’est encore Marie Pardon qui clôt la marque du deuxième quart. Cette fois, c’est Sophia Elenga qui lance la révolte à -7, d’un enroulé sous le cercle puis de deux tirs flirtant avec la ligne des trois points, un cou derrière (30-29, 18e), un coup d’un rien devant (33-35, 19e). Avec le tir en déséquilibre de la meneuse landaise, voilà Basket Landes et ses 8 interceptions (14 à la fin du match, loin, très loin devant les 3 des Grecques) en tête à mi-parcours (33-37), sans avoir donné l’impression d’avoir beaucoup puisé dans ses réserves. Mais avec la nette impression de pouvoir, de devoir aller chercher un match très largement à sa portée.
Une impression renforcée lors d’un troisième quart que les Landaises mènent de bout en bout, lancées par Murjanatu Musa et Camille Droguet (33-41, 22e) et toujours aussi bien emmenées par un duo Daramy - Elenga appliqué et efficace. Les deux novices en Euroligue émargent au final à 19 et 16 d’évaluation (10 points à 57 % de réussite, 8 rebonds et 5 passes décisives pour la première ; 15 points, soit le meilleur score de la soirée, et 5 rebonds pour la seconde). En face, c’est le tandem Alexis Prince et Robyn Parks qui maintient Athinaïkos dans le sillage des Françaises : respectivement 15 et 14 points. À l’entame du dernier quart, l’avance landaise n’est pas extravagante, mais toutefois bien réelle (+ 5, 50-55).
Cette petite avance, Basket Landes va savoir la protéger au prix d’une défense incisive, et même la faire fructifier grâce à une efficacité retrouvée en attaque. Lorsque Becky Massey arme son tir primé, le pécule a doublé (63-73, 38e). Et avec lui le moral d’une équipe qui a rempli son contrat en allant chercher cette première victoire en Euroligue, indispensable pour pouvoir se projeter plus sereinement sur la suite de la compétition. Car le prochain rendez-vous européen s’annonce autrement relevé avec la venue de Saragosse à Mont-de-Marsan, mardi 3 novembre. Mais tout aussi crucial pour complètement se replacer. À mi-parcours de la première phase de poules, tous les espoirs restent en tout cas permis pour prolonger l’aventure européenne dans la compétition reine.