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Le flou est total. Prévu dimanche à 20h45 au Parc des Princes, le choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais reste menacé de report. Selon L’Équipe, la préfecture de police de Paris a écrit à la Ligue de football professionnel jeudi soir pour savoir si elle était disposée à décaler la rencontre, en raison d’un nouveau week-end de mobilisation attendu dans la capitale.
La réponse de la Ligue est tombée rapidement : c’est non. La LFP ne souhaite pas reporter l’affiche, tout en précisant qu’elle se pliera à la décision des autorités si celles-ci tranchent autrement. Une position d’équilibriste, qui ne règle rien. Car en coulisses, plusieurs scénarios circulent déjà.
Le plus surprenant concerne Marseille. Toujours selon L’Équipe, la Ligue a sondé l’OM et Le Havre pour savoir s’ils accepteraient de déplacer leur match, initialement fixé à 17h15, sur le créneau de 20h45. De quoi offrir au diffuseur une affiche de remplacement si PSG-OL venait à sauter. Une autre option, évoquée avec insistance, consisterait à jouer le choc lundi soir, en pleine cérémonie du Ballon d’Or. Coup de théâtre ou simple hypothèse de travail ? Difficile à dire.
L’OM n’a pas encore donné de réponse officielle. Interrogé après la défaite à Sturm Graz (1-0) en Ligue Europa, Bruno Genesio a assuré qu’un coup d’envoi à 20h45 ne poserait pas de problème sur le plan sportif. Son inquiétude est ailleurs : les supporters, dont certains se sont organisés pour l’horaire initial et pourraient ne pas pouvoir rejoindre le Vélodrome. Un argument de bon sens, que la Ligue aurait tort de balayer.
Côté lyonnais, la situation frôle l’absurde. En début de semaine, le club n’avait pas encore été informé officiellement d’un éventuel report, alors que l’information circulait déjà largement. Difficile de préparer sereinement un déplacement au Parc quand on ne sait même pas quel jour il aura lieu.
L’enjeu sportif rend ce flou encore plus pénible. Le PSG et l’OL font partie du groupe de tête de Ligue 1, au coude-à-coude avec le Paris FC, Lille et Monaco. Paris, en pleine crise d’infirmerie avec la rupture des ligaments croisés de Khvicha Kvaratskhelia et les longues absences annoncées d’Ousmane Dembélé et de Marquinhos, aurait peut-être apprécié un peu de répit. Lyon, battu 3-0 à Hoffenheim jeudi, aussi.
Pour les supporters, enfin, l’incertitude pèse lourd. Billets achetés, déplacements réservés, programmes chamboulés : chaque heure de flou complique un peu plus l’organisation de milliers de fans, parisiens comme lyonnais.
Les dés ne sont pas encore jetés. La décision appartient désormais aux autorités, et elle pourrait tomber dans les prochaines heures. En voilà une qui va faire du bruit, quel que soit le choix retenu.