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Les Cadets de Gascogne espéraient faire un bon coup chez la lanterne rouge. Finalement, ce sont les Girondins qui ont eu le dernier mot, ce dimanche, lors de la 6e journée de Fédérale 2 (23-6)
Casteljaloux voulait « achever » Castillon, la lanterne rouge, selon les mots de l’entraîneur Anthony Saint-Loubert. Les Lot-et-Garonnais sont finalement repartis de Gironde avec la défaite (23-6), zéro point et n’ont toujours pas gagné à l’extérieur. Il faut dire que l’US Castillonnaise était, en effet, blessée dans son amour-propre, avec la pancarte du dernier...
Casteljaloux voulait « achever » Castillon, la lanterne rouge, selon les mots de l’entraîneur Anthony Saint-Loubert. Les Lot-et-Garonnais sont finalement repartis de Gironde avec la défaite (23-6), zéro point et n’ont toujours pas gagné à l’extérieur. Il faut dire que l’US Castillonnaise était, en effet, blessée dans son amour-propre, avec la pancarte du dernier de la poule dans le dos et deux défaites serrées à domicile. Ce succès fera un bien fou au moral des Girondins, lors de cette mini-trêve de deux semaines avant le prochain bloc.
Le succès local a mis du temps à se dessiner. La première mi-temps a été pauvre en points, en raison de défenses de fer, ou plutôt de plusieurs loupés de part et d’autre. C’est seulement sur des pénalités que le score a évolué avec Gaby Bouscasse à Castillon (3e, 23e), Louis Fourteau (22e) et André Rabago (40e) à Casteljaloux (6-6).
L’équipe visiteuse n’a pas su bien exploiter l’avantage d’être un de plus, à la suite du carton jaune reçu par Léonard Bouscasse (27e). Pourtant, par deux fois, les Cadets ont frôlé l’essai (28e, 34e). Mais leur manque de vitesse a été pénalisant pour apporter un réel surnombre et Castillon a pu s’en sortir sans dommage.
Peu après la reprise, l’US Castillonnaise perdait un ballon juste avant de conclure un bon mouvement (51e). Ce n’était que partie remise car sur l’action suivante, le talonneur Silvio Caravera ressortait proprement pour Léonard Bouscasse, qui servait son frère Gaby. Ce dernier n’avait que quelques mètres à parcourir en diagonale pour marquer l’essai et valider la transformation (13-6, 53e).
Après l’heure de jeu, Casteljaloux se faisait proprement punir par Gaby Bouscasse - encore lui - qui récupérait un ballon et partait en contre pour remonter les trois quarts du terrain et marquer sur un exploit personnel son deuxième essai, avec une certaine malice (20-6, 62e). « Nos adversaires pensaient nous achever, ils l’avaient annoncé, c’est loupé. Ils se déplaçaient mal pour pouvoir marquer des essais et notre banc a aussi été un atout sur ce match. »
Durant le dernier quart d’heure, Casteljaloux restait impuissant un long moment, près de la ligne d’en-but, sans refuser le combat, mais le score n’évoluait plus. Les acteurs étaient renvoyés au vestiaire et quelques joueurs cherchaient inutilement à régler quelques comptes.
L’entraîneur des avants, Thomas Germain, était déçu mais réaliste. « Il faut jouer pour gagner et nous avons manqué d’intensité, de réalisme. On est capable de jouer plus vite. C’est une déception car cette poule est serrée ; on retrouve des surprises à chaque journée. Il faut apprendre de ces défaites. »