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Titularisé à la surprise générale face au FC Barcelone (4-2), Lucas Hernández a livré une prestation monumentale en Ligue des champions. Buteur et véritable bourreau de Lamine Yamal, le défenseur parisien a savouré sa soirée au micro de Canal+ avec son humilité habituelle.
Personne ou presque ne l’attendait au coup d’envoi de ce choc européen. Pour pallier l’absence de Nuno Mendes sur le flanc gauche, tout portait à croire que Luis Enrique allait miser sur la polyvalence de Warren Zaïre-Emery. Mais le technicien espagnol a sorti un lapin de son chapeau en alignant Lucas Hernández. Une décision apprise sur le tard par le principal intéressé, qui n’a pas tremblé au moment de relever le défi. « Comme chaque jour et avant chaque match, je l’ai appris à la causerie. Et comme je l’ai toujours fait, j’essaye de donner le maximum », a confié le champion du monde 2018 au micro de Canal+ après la démonstration parisienne (4-2).
Sa mission du soir était pourtant l’une des plus périlleuses du football mondial : éteindre Lamine Yamal. Avec une agressivité de tous les instants et une science du placement chirurgicale, le soldat Hernández a remporté une multitude de duels, étouffant complètement le prodige catalan. Une performance défensive XXL saluée par Samir Nasri sur le plateau de la chaîne cryptée : « De l’agressivité et de la présence, il n’a pas hésité à sortir de sa position pour aller presser Yamal et honnêtement, Yamal n’a pas existé. » Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le joyau blaugrana a attendu la sortie du Français pour enfin trouver le chemin des filets en fin de rencontre (79e).
En plus de son récital défensif, l’international tricolore a endossé le costume de héros offensif au cœur d’une rencontre marquée par les blessures parisiennes (Dembélé, Marquinhos, Kvaratskhelia). Alors que le Barça venait de recoller au score, Hernández a surgi à la 62e minute sur un corner de Désiré Doué pour catapulter une tête rageuse au fond des filets (2-1). Son premier but depuis deux ans et demi. « Je ne suis pas habitué à marquer et ce soir j’ai eu cette chance, avec ce corner », a-t-il commenté avec le sourire, savourant la récompense d’un travail acharné : « Il y a de meilleures soirées que d’autres, mais j’ai donné le meilleur à chaque fois et ce soir ça a payé. »
Bien qu’il ait éclaboussé la rencontre de sa grinta, au point d’être considéré par beaucoup comme le véritable homme du match, l’ancien joueur du Bayern Munich a préféré mettre en lumière la prestation étincelante de son jeune coéquipier Désiré Doué, premier buteur de la soirée et passeur décisif sur son coup de casque. « Il mérite le MVP, c’est un joueur extraordinaire, il l’a montré », a lâché le défenseur avec une grande classe, illustrant parfaitement l’état d’esprit collectif qui anime le vestiaire du double champion d’Europe en titre.
Malgré l’euphorie légitime après avoir infligé le même tarif au FC Barcelone qu’à Manchester City (4-2) une semaine plus tôt, Lucas Hernández refuse de tomber dans l’enflammade. Conscient des exigences du très haut niveau, il a tenu à rappeler que la route était encore longue. « Ça n’a pas été un match facile, mais à la fin on a mérité ce succès. Ça ne reste qu’un match de poule, il va falloir continuer et montrer quelle équipe on est », a-t-il conclu. Avec un soldat d’une telle trempe dans ses rangs, Paris peut voir venir.