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Alors que la marque Alpine va quitter le WEC à l’issue de la saison, la marque chinoise Geely a été évoquée comme repreneur potentiel mais la piste n’a finalement pas été concluante. Philippe Sinault, pour sa part, continue de chercher une solution.
Philippe Sinault ne veut pas perdre espoir. Souhaitant concentrer son investissement dans le sport automobile sur la Formule 1, la marque Alpine va mettre un terme à six saisons d’engagement dans la catégorie Hypercar du championnat du monde d’endurance (WEC) et de partenariat avec l’écurie Signatech une fois l’exercice 2026 achevé le 8 novembre prochain à Monza. Ce qui ira de paire avec le retrait de Dacia en rallye-raid.
Malgré cette décision, le patron de la formation tricolore fait tout son possible pour que l’A424 poursuive sa vie sous d’autres couleurs. Ainsi, la piste menant à Geely est évoquée avec insistance depuis plusieurs mois alors que cette dernière serait toujours plus intéressée par le sport automobile. En marge de l’avant-dernière manche de la saison, ce week-end à Barcelone, Philippe Sinault a confirmé des échanges avec la marque chinoise.
Mais ils ne se sont pas avérés fructueux. « C’était du sérieux, on a discuté très longtemps, il y avait un réel intérêt de leur part, a-t-il confié dans des propos relayés par le quotidien L’Equipe. Mais ça ne se fera pas, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Ils ont leur raison, je ne les commenterai pas. » Concédant qu’une reprise du programme par Geely était sa « corde principale », le patron de Signatech ajoute que cela « rend la situation plus compliquée, parce que le temps passe », avec la date limite d’engagement pour la saison 2027 qui se rapproche. Confiant devoir « être optimiste », Philippe Sinault entend exploiter toutes les voies possibles pour que son engagement en WEC se poursuive au-delà de la saison 2026, sans toutefois vouloir abattre ses cartes de manière prématurée.
Pour cela, il compte sur une équipe qui reste impliquée malgré tout. « Je suis impressionné par l’engagement de tous les membres de l’équipe, je les trouve remarquables, a-t-il lancé. Ils auraient pu lâcher, ça aurait été humain, on l’a tous imaginé, moi le premier, mais ce n’est pas le cas. » S’il concède que « l’avenir (le) préoccupe à 110% », il assure que « ce n’est surtout pas le moment de lâcher » alors qu’il a autour de lui « une des meilleures équipes du paddock sur le plan opérationnel ». « Ce serait un énorme gâchis si on ne trouve pas quelque chose », a conclu Philippe Sinault alors que l’A424 n’est pas passée loin d’un double à Fuji avant que la fin de course ne vienne sourire à Toyota sur ses terres.