flag
back Retour
Coupe du monde de rugby à XIII – Équipe de France : finir debout, enfin
Les Bleus de Romain Navarrete auront l’occasion ce dimanche de quitter la Coupe du monde la tête haute s’ils battent le Liban. Maxppp RICHARD WAINWRIGHT

L’équipe de France ne pourra pas effacer ses deux dernières sorties face aux Samoa (78-2) et à l’Angleterre (82-0), où elle n’a jamais été en mesure de rivaliser. Mais elle conserve une dernière occasion de quitter la Coupe du monde sur une note plus digne. Ce dimanche matin (7 h 45), face au Liban, les Bleus n’ont plus seulement un match à jouer, ils ont une réaction à livrer, un capitaine à accompagner vers la sortie et une crédibilité à reconquérir.

Le mode « guerrier » affiché face à l’Angleterre, après le naufrage contre les Samoa, n’aura pas résisté longtemps aux assauts des coéquipiers de Victor Radley. Deux rencontres, deux défaites sans appel et un constat qui s’impose, face aux nations les mieux armées, les Bleus ne parviennent plus à soutenir la comparaison. L’écart ne se mesure pas seulement au tableau d’affichage. Il se lit dans l’intensité des impacts, la vitesse d’exécution et cette incapacité à maintenir une organisation collective lorsque la pression s’installe. L’Angleterre, forte de sept joueurs issus de la NRL dans son XIII de départ, a rappelé les exigences du très haut niveau. Le Liban, lui, n’a rien d’un adversaire à prendre à la légère.

Le Liban un dernier piège à éviter

Les Cedars s’appuient en effet sur un effectif largement façonné en Australie, avec plusieurs joueurs rompus aux exigences du rugby professionnel. Jacob Kiraz, Jason Saab et Alex Twal, respectivement installés à Canterbury, Manly et aux Wests Tigers, possèdent les armes pour faire mal à une défense française en difficulté. Kiraz sait exploiter les espaces, Saab représente une menace permanente dans les extérieurs et Twal apporte de la densité au cœur du jeu. Le danger est identifié, le Liban voudra multiplier les charges au près, gagner du terrain et user un pack qui n’a jamais tenu la distance face à l’Angleterre. Pour les Tricolores, l’enjeu sera donc de contenir l’avancée adverse, de fermer les intervalles et de ne pas laisser les premières difficultés désorganiser tout le collectif.

"Cette fois, nous devons faire attention à nous-mêmes, à notre façon de défendre et à notre capacité à tenir quatre-vingts minutes. Est-ce que cette équipe veut finir comme ça ? Est-ce qu’ils sont fiers et ont de l’orgueil ? Je veux croire que oui. En tout cas, ils ont tous dit oui", résume Laurent Frayssinous. Le sélectionneur ramène ses joueurs à leurs responsabilités. Il ne suffit plus d’afficher de bonnes intentions dans les premières minutes, il faut les maintenir lorsque les organismes fatiguent, que les séquences s’allongent et que chaque plaquage exige un effort supplémentaire. Face à l’Angleterre, la résistance avait cédé bien trop tôt. Cette fois, l’engagement devra tenir jusqu’au bout, sans relâchement ni renoncement.

Ce dernier rendez-vous porte aussi une dimension particulière pour Benjamin Garcia, qui s’apprête à tourner la page internationale. "Je ne pense pas que l’équipe souhaite voir Benjamin Garcia raccrocher les crampons par une défaite", insiste Frayssinous. Accompagner son capitaine dans sa sortie, c’est refuser de subir une nouvelle fois les événements. C’est aussi rappeler que la fierté d’un groupe ne se proclame pas dans un discours, mais elle se manifeste dans les efforts consentis pour le partenaire, dans le replacement après une faute et dans la capacité à repartir au combat après un essai encaissé. Les joueurs n’ont d’ailleurs pas attendu les critiques pour mesurer la portée de leurs déconvenues. "On le vit mal et on a honte. Nous avons été ridiculisés et, pour tous les gens qui nous soutiennent et qui croient en nous, je n’ai pas envie de donner une mauvaise image", confie Garcia. Des mots forts, à la hauteur de la désillusion, mais qui ne prendront de sens que s’ils trouvent leur traduction sur le terrain. Le XIII de France ne représente pas seulement les joueurs alignés en Australie. Il porte aussi les attentes d’un public et d’une discipline qui cherche à rester compétitive sur la scène internationale. Une victoire ne réglerait pas les problèmes de fond, mais une nouvelle déroute prolongerait une séquence dont les conséquences dépassent largement le résultat d’un match.

Les avants français – Bousquet, Navarrete, Belmas, Garcia, Cozza et Jussaume – devront ainsi répondre présents pendant quatre-vingts minutes, et non pendant un simple quart d’heure. L’apport de Jordan Dezaria depuis le banc et la première de Jowasa Drodrolagi peuvent offrir davantage de puissance et de solutions dans l’impact. Encore faudra-t-il sécuriser le ballon, limiter les fautes et sortir plus efficacement de son camp. La discipline sera déterminante parce que rendre trop facilement la possession, subir des séquences défensives à répétition et manquer de soutien dans les zones de combat reviendrait à offrir au Liban les conditions idéales pour prendre le contrôle de la rencontre. Les Bleus devront retrouver de la maîtrise autant que de l’agressivité, avancer sans se désunir et rester lucides lorsque la fatigue pèsera sur les organismes.

Au-delà du résultat, une crédibilité à retrouver

Battue lors de ses quatre dernières confrontations face au Liban, la France joue également une place dans le Top 8 mondial, selon les projections liées à cette rencontre. Le contexte impose donc une réponse immédiate et un bilan lucide sur la préparation, les ressources disponibles et la capacité du XIII de France à rivaliser durablement avec les meilleures nations. Mais avant ce chantier, il reste une exigence élémentaire, celle de se battre à armes égales dans l’engagement et aller chercher un résultat.

Les Bleus n’ont plus le luxe des promesses ni celui des calculs. Il leur reste quatre-vingts minutes pour retrouver une défense qui avance, assumer les efforts que le haut niveau impose et offrir à Benjamin Garcia une sortie à la hauteur de son engagement. Gagner ne réparera pas tout, et personne ne pourra confondre une victoire avec l’effacement des failles apparues au fil de la compétition. Mais elle permettrait de terminer sur un acte de résistance concret, plutôt que sur un nouveau constat d’impuissance. Les supporters attendent une équipe qui ne baisse pas les bras, qui accepte le combat et qui assume ses responsabilités jusqu’au coup de sifflet final. Ce dimanche, les Bleus n’ont plus à parler d’orgueil. Ils doivent le démontrer sur le terrain.

Vous aimerez peut-être

Coupe du monde de Para Rugby XIII : les Bleus lancent leur Coupe du monde face à l’Écosse

L'INDÉPENDANT il y a 3 heures

Para rugby XIII : "il ne faut pas prendre l'Écosse à la légère", la France débute la coupe du monde

La Provence il y a 4 heures

Coupe d’Allemagne : le Bayern écrase Magdebourg avec un Olise étincelant

sport.fr il y a 1 jour

Hockey sur glace - Ligue Magnus : dernier déplacement avant la trêve pour les Spartiates

La Provence il y a 1 heure

LOSC – RC Lens : Pourquoi faut-il se méfier de Michaël Cuisance ?

lepetitlillois.com il y a 39 minutes

Les joueurs d'Osséja remportent la Coupe des Vis pour la deuxième année de suite

L'INDÉPENDANT il y a 1 jour

Basket - Élite 2 : Fos va retrouver des forces avant de défier Saint-Chamond

La Provence il y a 2 heures

Flashback, il y a un an : Tanenbaum, milliards et ambitions : l’ASSE a-t-elle tenu sa promesse ?

BUT FOOTBALL CLUB il y a 1 heure

Florent Gautreau (RMC) : « Il n’y a pas photo entre le LOSC et le RC Lens, Lens est supérieur »

lepetitlillois.com il y a 1 heure

Rugby : l’US Foix attend VAL XV au stade Fondère

LA DÉPÈCHE il y a 6 heures