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Le Racing Club Narbonnais a remporté une victoire 34-26 contre Brive au Parc des Sports et de l'Amitié, malgré une série de cartons qui a réduit l'équipe à 12 joueurs pendant une dizaine de minutes.
80e minute, Caleb Timu expédiait le ballon dans la tribune Clape, faisant exulter les supporters Narbonnais. Cette victoire 34-26 face à Brive, les Audois ont longtemps pensé qu’elle allait leur échapper, la faute à une indiscipline bête et méchante. Indiscipline, oui et non, car si on regarde les statistiques de la partie, le CA Brive a été pénalisé 18 fois quand le Racing n’a été, lui, sifflé qu’à sept reprises par Ludovic Carrillo, arbitre de la rencontre.
Le problème côté orange et noir résidait ailleurs. Le speaker n’a jamais autant répété le terme "carton" dans sa carrière. D’ailleurs, en début de seconde période, un badaud aurait pu prendre la pelouse du Parc des Sports et de l’Amitié pour un déménagement, tant le nombre de cartons se multipliait.
Le premier à ouvrir le bal était Abraham Pole, coupable d’un plaquage non maîtrisé sur Aymeric Luc (7e). À Narbonne, on aime le orange, mais pas quand il est la couleur d’un carton. Sanctionné d’un carton orange logique, Pole laissait les siens à 14 contre 15 pendant vingt minutes avant d’être contraint de laisser sa place à un très bon Charlesty Berguet pour le reste de la partie. Tant bien que mal, les Narbonnais faisaient la différence pour prendre le large au score (24-12), mais un chambrage de Dan Jooste donnait l’opportunité à Brive de revenir. Sur un de leurs rares ballons portés décisifs, les Corréziens voyaient Thomas Vernet se mettre à la faute en travers. Carton jaune et essai de pénalité, juste avant la pause (24-19).
C’est au retour des vestiaires que les bouches des supporters Narbonnais s’ouvraient. Comme la poche à carton du short de monsieur Carrillo, qui sanctionnait Noa Zinzen d’un carton jaune pour un plaquage au cou de Geoffrey Cros, refusant l’essai d’Aphiwe Dyantyi (46e). À treize contre quinze, les Narbonnais se compliquaient la tâche quand Faletoi Peni faisait preuve d’un excès d’engagement sur Gauthier Doubrère, nouveau carton jaune et un Racing à 12 contre 15 (49e).
Malgré les turbulences, seulement un essai encaissé et les orange et noir restaient dans la rencontre pour finalement l’emporter, pleins de caractère (34-26).
"Même à 15 contre 12, on n’a pas été capables de faire de longues possessions, regrettait Grégory Patat, manager du CA Brive en conférence de presse. La meilleure équipe a gagné, on a été surclassés par meilleurs que nous-mêmes en supériorité numérique."
Sur le banc narbonnais et en tribunes, on a pourtant longtemps senti la rencontre s’échapper. "On a commencé à se dire que ça allait tourner en notre défaveur parce qu’on se perd un peu tout seul sur des bêtises. On s’est mis dedans tout seuls, expliquait Gilles Bosch, entraîneur des trois quarts du Racing Club Narbonnais. Ils y sont les cartons, il n’y a pas de souci sur ça. J’ai trouvé une énergie dans l’équipe, nous avions envie d’aller les chercher, on leur a fait faire des fautes. Même en infériorité numérique. Donc, c’est super".
"On a l’impression qu’on n’allait pas gagner le match, quand on donne le bâton pour se faire battre… on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes, notait Pablo Barbaste, rentré en cours de partie à la mêlée. Lundi à la vidéo, je pense que David (Fourtané, le coach des avants) va s’arracher les cheveux (rires)."
Un scénario qui rappelle aux suiveurs du Racing l’ouverture de la saison 2025-2026 de Nationale, quand les orange et noir avaient joué jusqu’à 11 contre 15 après avoir concédé quatre cartons jaunes et un rouge en seconde période (40e, 45e, 48e, 48e et 64e). "Ça m’a rappelé un peu Massy (rires) et déjà, on avait gagné mais il ne va pas falloir trop s’habituer à ce scénario quand même", concluait Gilles Bosch.