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C'est l'une des découvertes de l'année 2026, Anis Ouzenadji, latéral gauche de 19 ans avec Troyes (Ligue 1, France) et international U23 avec l'Algérie nous a accordé une interview où il nous parle de sa carrière et donne des nouvelles de sa blessure.
Interview réalisée en collaboration avec le service internationale de la Ligue 1 McDonalds.
Anis Ouzenadji : ça va mieux je me remets petit à petit, hamdoulilah, ça va faire deux semaines, j'ai été touché à la cheville et au genou aussi, j'ai une entorse. Le retour la compétition est bien programmé, après tout dépend de l’évolution.
En fait, c’est l’année ou je suis arrivé à Troyes. C'est à dire j’ai fait une année de préformation, et les week-ends je ne pouvais pas encore jouer les matchs de championnat avec Troyes, du coup il me fallait un club en région parisienne, et j’ai joué à Drancy, tout simplement.
C’était dans un tournoi en U13, j’étais numéro 10, ça veut dire j’avais du ballon, j’avais déjà mon pied gauche, j’étais plutôt offensif.
J’avais fait quelques essaies avant, après pour moi Troyes c’était le plus intéressant, il y avait également quelques plus gros clubs mais le plus important c’était d’aller petit à petit et faire mes preuves et le fait que Troyes ne soit pas très loin de Paris ça a joué aussi .
La première année j’étais en U16, mais je jouais déjà avec les U17, ça s’est fait plutôt rapidement. Chaque catégorie, j’ai fait un an. La 2e année en U17 j’ai fais la moitié de saison après j’ai commencé à jouer en U19 et y avait aussi la Coupe Gambardella (Coupe de France Junior) avec la génération 2005. Après j’ai fait une année en U19, puis en réserve.
En U19, j’étais déjà passé latéral gauche, ça s’est fait en U17. J’étais d’abord ailier gauche en U17 mais le latéral gauche s’était blessé et il n'y avait personne pour le remplacer, du coup le coach m’a mis et ça s’est plutôt bien passé. Depuis je n’ai plus bougé.
Oui, c’était une belle aventure, c’était une belle compétition, même si je pense que on aurait pu aller au bout, on avait la génération pour. On va dire que c’était mon premier échec, donc ça m’a forgé entre guillemets pour la suite, ça m’a aussi monté ou est-ce que je voulais aller.
Ca m’a donné envie d’aller au plus haut niveau parce que quand on joue en U19, on ne joue pas forcement dans de grands stades et je me rappelle que lors de la Gambardella, on a joué à Nancy, sur le terrain des pros, Stade Marcel-Picot, c’était un grand stade, il y avait tout leurs supporters, ça m’a donné envie tout simplement d’aller encore plus loin.
Oui c’est ça. Je fais ensuite une saison en National 3 (D5) avec la réserve et je commençais déjà à m’entraîner avec les pros. La saison d’après j’ai repris en Ligue 2 directement.
Comme je montais régulièrement avec eux, ça veut dire que je connaissais déjà un peu les joueurs.
Oui, au début je suis sa doublure. Je gratte ce qu’il faut, je commence à rentrer en fin de match, petit à petit, et je commence à prendre du temps de jeu, faire quelques matchs titulaire, et ça s’est fait comme ça.
C’était ma première saison en pro, il a fallu que je m’adapte au début car c’était compliqué un peu, parce que ce n’est pas facile de faire la transition, entre jouer dans le foot amateur entre guillemets et de passer directement dans des stades comme ça. Mais je me suis adapté tranquillement, j’ai fait ce que j’avais à faire et ça s’est terminé par une montée en Ligue 1. C’était exceptionnel !
Franchement oui, avec les recrutements qui ont eu lieu, on savait qu’on avait l’effectif pour, même si on sentait que ça allait être compliqué. On était tous ensemble, comme une famille et on n’a pas lâché jusqu’à la fin.
On était en tête dès le début de la saison mais après il y a une période plus compliquée ou ça commençait à se resserrer donc il fallait qu’on reste concentré jusqu’à la fin et ça s’est clôturé au match à Saint-Etienne.
Je me retrouve titulaire parce que Ismael Boura se blesse en préparation ça veut dire le coach fait tout de suite appel à moi. J’ai fait le dernier match de préparation contre une équipe grecque comme titulaire et ça s’est très bien passé et puis après on m’a lancé contre le Paris FC.
Oui c’est autre chose, il y a plus de monde même si ça avait commencé dès la saison dernière en Ligue 2. La différence c'est surtout l’intensité, ce n’est pas la même du tout, la qualité des joueurs, chaque week-end tu joues des adversaires de classe mondiale, donc il faut être prêt.
C’est que du bonus mais honnêtement, je ne regarde pas trop, après j’entends un peu autour de moi ce qui se dit mais ça me pousse à faire encore plus tout simplement.
C’est sûr. On traverse une mauvaise passe, dans une saison on est obligés de passer par là mais je suis sûr qu’on va vite rebondir, il y a le temps d’adaptation aussi, pour la plus part on découvre tous la Ligue 1.
On se dit que tout est possible, je pense ça nous encourage de voir quelqu’un comme Mathys qui a fait ce transfert là, ça nous donne envie de faire pareil aussi donc c’est que de la motivation.
Non, je me prends pas la tête avec ça, pour l’instant je profite du temps de jeu que je peux avoir. Pour le moment j’essaye de me remettre au plus vite pour refouler les terrains. Jouer, enchaîner le plus de match possible et après pour le reste ça viendra naturellement
Ca s’est fait naturellement, il a parlé avec mon père, ils lui ont dit qu’ils avaient envie de me voir dans leur équipe et pour moi honnêtement c’est une grande fierté, c’est le pays de mes parents, ma mère est d'Alger et mon père Boumerdes, C’est le pays ou je vais pratiquement chaque été, toute ma famille est là-bas, c’est une fierté tout simplement.
Il s’est bien et pas bien passé on va dire parce que je me suis blessé forcement mais j’ai pu découvrir d’autres personnes, un nouveau paysage, donc franchement ça m’a fait plaisir.
On a d’abord envie de se qualifier à la CAN, le prochain stage il y aura les matchs de qualification. On a envie de d’abord valider cette étape, une fois aussi que ça sera validé, il y aura les JO, donc on a envie d’aller le plus loin possible.
C’est différent, un plus compliqué, il y a les terrains qui ne sont pas comme ici (en France), la vérité c’est compliqué, il y a le climat mais c’est comme ça c’est l’Afrique tout simplement.
Bien sûr c’est l’objectif, à moi de travailler et de continuer à être performant en Ligue 1 et je suis sûr que ça viendra tout seul .
Oui oui, je regarde, c’est une belle concurrence on va dire, ce sont de très bons joueurs (Hadjam, Aït Nouri). J’aime regarder leurs matchs, ça m’aide quand je les vois jouer car on a peu près le même style de jeu, donc je peux voir ce qu’ils font de bien ce qu’il y a à faire pour les titiller.
Moi, mes qualités c’est ce qu’on demande maintenant aux latéraux de nos jours, c’est d’apporter offensivement parce que on ne compte plus que sur les attaquants mais aussi les latéraux qui doivent être là pour apporter le surnombre et mettre le danger devant les buts.
Il y a aussi l’aspect défensif qu’il faut pas négliger. Vu que je n’ai pas été formé à ce poste, j’ai encore des choses à régler mais je suis quelqu’un qui apprend vite et je sais que je vais régler ces petits détails.
Mahrez ! Au vu de son parcours déjà, il vient de région parisienne comme nous, il a grandi à Sarcelles, ça montre que tout le monde peut réussir. Surtout quand j’étais petit je jouais au même poste que lui, je me voyais en lui et il ne faut pas oublier tout ce qu’il a fait pour l’Algérie !
Non mais ce n’est pas par rapport à ça (rires), on me l’a donné au hasard mais ça aurait pu si j’étais resté devant (son poste de formation).
C’est sûr, mais d’abord on peut me souhaiter un bon rétablissement, que je revienne vite, et continuer sur ma lancée.
DZfoot