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Vidéo. « On repart plus en forme que lorsqu’on est arrivés » : ils tapent dans la balle pour battre Parkinson

Une convention vient d’être signée entre le Comité Charente-Maritime de France Parkinson et la Fédération de tennis de table pour mettre en place un partenariat avec les clubs pongistes rochelais et nieulais, « Le Ping contre le Parkinson »

« Cela leur permet de récupérer de la motricité, de la coordination, de la cognition. Le cerveau se concentre sur l’activité, dans un espace limité, et cela permet de gommer certains aspects de la maladie pendant sa durée, comme les tremblements. Et l’aspect ludique vient en complémentarité des séances médicalisées de kinésithérapie », explique Olivier Tanguy, président du Club Pongiste Rochelais et médecin généraliste à Saint-Xandre.

Ils sont une vingtaine de pongistes le mercredi matin au complexe sportif Gino-Falorni à La Rochelle.
Ils sont une vingtaine de pongistes le mercredi matin au complexe sportif Gino-Falorni à La Rochelle.

Une convention a donc été signée à la rentrée de septembre entre le Comité 17 de France Parkinson et la Fédération de tennis de table pour mettre en place un partenariat avec les clubs pongistes rochelais et nieulais. C’est le comité qui règle la cotisation au club rochelais, qui propose également un créneau de sport santé le mardi après-midi pour les personnes souffrant d’affections respiratoires et de troubles psychologiques.

« Ils ont un encadrant pour huit personnes, ils sont chouchoutés », ajoute Olivier Tanguy, qui prépare également un diplôme de médecine du sport, sport santé et activité physique adaptée cette année en complément.

« Mon but, c’est de les mettre en position de réussite. À partir du moment où ils ont la banane, c’est gagné ! », précise Philippe Bouju, vice-président du Club Pongiste Nieulais et du Comité départemental handisport, également présent aux entraînements.

Il y a un encadrant pour huit joueurs.
Il y a un encadrant pour huit joueurs.

Contre l’isolement

Et les aidants, époux ou épouse le plus souvent, ne sont pas en reste. Plusieurs sont présents pour jouer avec leur compagnon ou compagne… ou un autre partenaire ! « Cela permet de partager quelque chose, cela change de l’aide et du soin dispensés à la maison », souligne Olivier Tanguy.

Et ils deviennent des mordus du ping-pong à leur tour ! « On a acheté un filet et on joue sur la table du jardin », raconte Didier. Sa femme, Marie-Christine, l’accompagne. « Même dans un fauteuil roulant, on peut continuer à faire des choses ! Et c’est ça qui le sauve, de continuer à faire des activités… et à voir du monde. »

Une bonne raison pour ne pas s’enfermer dans la maladie et chez soi. Bruno hoche la tête. « C’est plus agréable de jouer ici que dans le garage ! »

Didier tient à continuer à bouger.
Didier tient à continuer à bouger.

« Là, tout le monde est dans le même bateau, dans une atmosphère bienveillante. Il n’y a pas l’étiquette Parkinson qui colle à la peau », confie Yannick, le conjoint et aidant de Dominique.

Car l’isolement peut vite arriver. D’autant plus que la maladie peut évoluer différemment chez les uns et chez les autres, et les symptômes sont nombreux, une trentaine. Et pas toujours connus du grand public, ce qui peut générer de l’incompréhension… et une mise à l’écart.

« Il ne faut pas abandonner, il faut se battre. Tant qu’on peut encore marcher, il faut en profiter. Même si je marche de travers, c’est pas grave ; l’important, c’est de rester autonome »

« Il peut y avoir aussi des problèmes d’élocution, une perte de goût, d’odorat, de l’anxiété… », énumère Josiane Bado, une des bénévoles du bureau du comité 17 de France Parkinson. « Il n’y a pas un cas pareil ! », renchérit Marie-Christine.

Le tremblement par exemple, symptôme le plus connu de la maladie, n’est pourtant présent que dans 30 à 40 % des cas de la maladie. « Les tremblements, c’est la partie émergée de l’iceberg », insiste Yannick. Ce tremblement disparaît pendant le sommeil et lors des mouvements volontaires. D’où l’importance de continuer à bouger.

« Il ne faut pas abandonner, il faut se battre. Tant qu’on peut encore marcher, il faut en profiter. Même si je marche de travers, c’est pas grave ; l’important, c’est de rester autonome », insiste André. Christian et Joël sont d’accord. « Il faut perdre le moins possible de masse musculaire. On est là pour bouger dans tous les sens ! »

Le plaisir de bouger

Ici, on ne parle pas de la maladie. « On n’est pas là pour ça, insiste Christian. La réunion le troisième mardi du mois avec le comité 17 de France Parkinson à la ferme du Margat, à Villeneuve-les-Salines, est faite pour ça. »

Didier s’est pris au jeu.
Didier s’est pris au jeu.

« Paradoxalement, on bouge plus qu’avant. Et on repart plus en forme que lorsqu’on est arrivés », s’amuse Dominique.

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