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Tony Yoka a décidé de lever le voile sur les coulisses des JO et des fameux villages olympiques.
Tony Yoka a connu deux olympiades dans sa carrière. A Londres en 2012 alors qu’il avait tout juste 20 ans, puis quatre ans plus tard à Rio, avec le sacre olympique chez les poids lourds à la clef. Alors que son dernier combat sur les rings remonte à décembre 2025, le Parisien attend son prochain défi avec impatience. Et en tuant le temps notamment sur le plateau de l’émission Lockin animée Zack Nani.
Ses premiers JO dans la capitale anglaise, l’intéressé en garde forcément un souvenir ému. Et amusé. Avec des flashs très précis qui resteront gravés à jamais dans sa mémoire. « J’arrive, j’ai 20 ans, on me dit qu’il y a un self où tout est gratuit et McDo gratuit car ils sont sponsors. Je commande et je m’assois en face d’Usain Bolt… »
Le jeune Yoka découvre là un nouveau monde. « Tu manges et tu croises des personnages de fou en vrai: Nadal, Djoko, Federer. À la cérémonie d’ouverture, tu croises Kobe Bryant, Kevin Durant… » Un monde totalement décomplexé du reste où le sexe n’est assurément pas tabou. « Le village olympique ? C’est dark ! Le village olympique c’est dark ! Moi en plus, j’en ai fait deux. Forcément, dans toutes les chambres, tu as une boîte de préservatifs… »
La légende n’en est pas une. Le village olympique n’est pas forcément un cocon dédié à la performance et à sa préparation, mais bel et bien un monde qui se retrouve et passe du bon temps. « Pendant trois semaines tu es là-bas, il y a peut-être 10 000 athlètes et parmi eux pas beaucoup de médaillés. Il y en a qui viennent juste pour kiffer. Pour certains, le simple fait de se qualifier pour les JO, c’est une victoire », précise le boxeur aujourd’hui âgé de 34 ans.
S’il ne s’étend pas sur le sujet, Tony Yoka avoue avoir bien profit en revanche des gratifications olympiques. « Toutes les marques sponsors des JO te font des cadeaux. […] Beats était sponsor des JO ; tu vas au magasin Beats dans le village olympique et en présentant ton accréditation, ils t’offrent un casque aux couleurs de la France. Et si tu as une médaille, ils t’offrent un autre casque aux couleurs de ta médaille », hallucine-t-il encore.