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Feria de Saragosse : les Aragonais à l’honneur
Vendredi, Aarón Palacio a mis debout les spectateurs venus l’applaudir.

Aarón Palacio, le jeune torero aragonais de Biota, et Cristiano Torres ont été les triomphateurs de la dernière grande feria espagnole de la saison

La feria du Pilar est le dernier grand rendez-vous de la saison tauromachique. Après le triomphe, le dimanche 11 octobre, de Cristiano Torres, formé à Salamanque mais natif de Saragosse, Daniel Luque et David de Miranda payèrent de multiples contusions leur engagement devant les exemplaires particuliè...

La feria du Pilar est le dernier grand rendez-vous de la saison tauromachique. Après le triomphe, le dimanche 11 octobre, de Cristiano Torres, formé à Salamanque mais natif de Saragosse, Daniel Luque et David de Miranda payèrent de multiples contusions leur engagement devant les exemplaires particulièrement rétifs de Juan Pedro Domecq courus le jour de célébration de la Vierge, le 12 octobre. Comme quoi, les a priori…

La seule réclame des dernières apparitions cette année de Morante aura suffi à remplir jusqu’au toit les vieilles arènes de Misericordia

Le jeudi 15, devant de sérieux et mobiles pensionnaires de Montalvo, Emilio de Justo et Tomás Rufo donnèrent chacun le « la » en obtenant un cartilage. Mais les deux corridas les plus attendues étaient celles de vendredi et samedi, avec les dernières apparitions cette année de Morante de la Puebla, dont la seule réclame aura suffi à remplir jusqu’au toit les vieilles arènes de Misericordia. La présence en piste en 2027 des deux grandes vedettes actuelles, Morante et Roca Rey, prend la forme d’un grand point d’interrogation qui agite les coulisses du mundillo.

Enthousiasme et audace

Vendredi, si Morante fit de notables efforts devant des fauves lourds de Domingo Hernández et García Jiménez qu’il fit considérablement châtier, le grand triomphateur fut le jeune torero aragonais de Biota, Aarón Palacio, qui mit debout les spectateurs venus l’applaudir, se montrant enthousiaste, audacieux et sincère, avec la cape comme avec la muleta, en se faisant passer les toros très près. S’il perdit un trophée avec l’épée au troisième, il essorilla le sixième, meilleur sujet du lot de Matilla, et sortit en triomphe escorté par la foule.

Entre les deux, on vit du très bon Castella, primé d’un trophée au terme de son premier combat mais privé injustement d’oreille après s’être imposé avec quiétude et assurance au toro le plus difficile, en authentique figure de la tauromachie. La bronca adressée au président dut s’entendre des contreforts pyrénéens et Sébastien fit un tour de piste des plus acclamés.

Du Capitole, on passa le samedi à la roche Tarpéienne avec un défilé de toros plus ou moins mansos de différentes ganaderías et un triste final pour Morante. S’il fit un effort à son premier et fut ovationné, il entendit chanter Manon après avoir liquidé sans vergogne le quatrième de Garcigrande. Diego Urdiales ne put briller avec deux toros qui ne passaient qu’à moitié, et c’est un nouvel Aragonais, El Mene, qui prenait l’alternative et qui fit les choses les plus brillantes avec finesse et élégance. Il obtint l’oreille de son premier et perdit avec l’épée celle du dernier, portant le fer de Carmen Lorenzo et qui fut le plus noble d’une longue et chaotique soirée.

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