Retour
Comment avez-vous pensé votre recrutement ?
Sur deux axes. En premier, l’objectif de club : 5e l’an dernier, on vise la 4e place. Le deuxième est le prolongement : on doit gagner en régularité avec de la puissance devant et une ou deux joueuses polyvalentes derrière pour compenser les arrêts des expérimentées comme Morgane Peyronnet et Prune Pegot donc une charnière à reconstruire.
Vous avez eu le temps, avec cette longue intersaison, de bien observer ce groupe.
J’ai l’impression que, déjà, il vit très bien. C’est une bonne base de départ car les filles s’entraînent bien, j’ai le sentiment qu’elles ont plaisir à être ensemble et à venir travailler. Physiquement, ce temps nous a permis de nous affûter sérieusement. Avec ce set (amicaux avec Blagnac et Toulouse, NDLR) qui est un bon socle de travail, on est allés plus loin que ce à quoi on est habitué. Rugbystiquement, on a une grosse ossature de l’an passé avec un recrutement de joueuses "plus-value" en termes de profondeur car on a 42 filles d’un niveau homogène, plus puissantes devant pour marquer un peu plus facilement.
Outre le résultat, qu’est-ce qui ferait, pour vous, une bonne entame de championnat, dimanche, à Blagnac ?
On a défini l’éthique qu’on aimerait avoir, ce qu’on attendait d’une joueuse de Montpellier. Qu’est-ce qu’une ciste ? C’est une joueuse ambitieuse, déterminée et entreprenante. J’aimerais qu’on ait beaucoup de cistes ! Qui jouent bien au rugby, tentent beaucoup. Puis gagner en efficacité car on a eu du mal à scorer malgré des intentions et de l’engagement. Donc ce même volume de jeu entant plus pragmatiques pour tuer plus les matches.
Peut-on dire que Marine Bérenger, choisie pour le capitanat, est l’archétype de ce profil de ciste attendu ?
Morgane Peyronnet occupait le rôle de capitaine avec une énorme réussite donc la question ne se posait pas l’an dernier. Aujourd’hui, oui, Marine Bérenger représente la ciste : elle a une longue histoire au club, un engagement sans faille, ce qui représente une garantie. Elle est aussi en formation pour devenir entraîneur donc elle a une réelle réflexion sur le jeu, en plus de ses qualités humaines et valeurs. Pour nous, elle est la joueuse que tous aimeraient avoir dans son équipe. Elle représente notre récit. On pense être en mesure de l’épauler dans des décisions avec des filles comme Emma Taylord, notre recrue canadienne, avec la charnière de Margaux Ducès et Flavie Gros. Oui, on a des filles pour prendre les meilleures décisions possibles.
Piliers : Charlotte Etienne (Stade Français), Lauryn Carlton (Boston Banshees) ; 2es lignes : Emma Taylor (Ealing Trailfinders), Anastacia Zyryanova (Espoirs), Flora Micoud (Barcelone), Anna Daniel (Rennes), Floralyne Payeur (La Rochelle) ; 3e ligne : Marie Morland (Lyon) ; Demi de mêlée : Maeva Desarnaud (Colomiers) ; Demis d’ouverture : Kristin Bitter (Leicester Tigers), Paola Castello (Toulouse), Margaux Duces (Queenslands Red’s) ; Ailiers : Monique Coffey (Cheltenham Tigers), Lucie Moioli (Espoirs).