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« Ça met des frissons » : le Breton Guirec Soudée impatient de prendre le départ de la Route du Rhum

Guirec, après tant d’aventures, ce challenge d’une Route du Rhum en Ultim vous met-il encore des frissons ?

Guirec Soudée
Leskipper de Plougrescant Guirec Soudée dispute la Route du Rhum à bord de l’Ultim Liamm. © Armel Vrac

Évidemment que pouvoir faire cette Route du Rhum, ça met des frissons ! Ce qui est fou, c’est que ça va être un vrai sprint. Avec le bateau, je vais pouvoir aller à fond, et me tirer la bourre avec plein d’autres concurrents. Après, on le sait, ce bateau reste quand même moins performant que les nouveaux Ultim, qui sont 100 % volants. On est plutôt sur un bateau ancienne génération. Après, il reste super : son gros point fort, c’est qu’il est très résistant, j’ai pu le prouver avec mon tour du monde à l’envers.

Ça va être rapide…

C’est fou de se dire que tu pars dimanche, et que tu arrives la semaine d’après. Ils annoncent un vent portant, une route assez directe, donc, ça va être génial. Je sais que ça va être aussi très dur, parce que je vais vraiment être dessus, je vais très peu dormir, mais je suis ultra impatient à l’idée de pouvoir pousser mon bateau comme peut-être jamais je ne l’ai poussé. J’ai déjà eu cette chance de participer à la Route du Rhum, lors de la dernière édition (en 2022) en Imoca. Là, je suis sur la « Rolls-Royce » des bateaux qui sont sur la Route du Rhum. J’ai hâte à dimanche !

Quel objectif avez-vous en termes de temps ou de navigation ?

Faire du mieux que je peux avec mon Ultim Liamm, un bateau qui a aujourd’hui plus de 20 ans, avec d’autres bateaux qui sont sortis cette année : forcément, ça va un peu moins vite. J’aimerais dire que je prévois de gagner la Route du Rhum ou de faire un podium (rires), mais à moins que les bateaux cassent devant, il y a peu de chances que ça arrive, ce que je ne leur souhaite pas bien évidemment. Je crois que le record de ce bateau, l’ancien Géronimo, c’est 10 jours sur une Route du Rhum. J’aimerais bien faire 8 jours, voire moins si je peux. C’est mon objectif. Je vais me comparer avec un bateau similaire au mien, Idec Sport – CIC, le bateau d’Alexia Barrier, un bateau avec des vitesses similaires aux miennes. Je pense que c’est avec elle que je vais me tirer la bourre, et je compte bien attraper ses amarres à l’arrivée (sourire) !

Après la course, un retour à Tréguier est-il prévu ?

Le bateau va revenir. Je fais Saint-Malo – Guadeloupe, ensuite Guadeloupe – Tréguier. Je ferai le retour avec une partie de mon équipe et des amis, des copains de Plougrescant, entre autres. On va faire l’arrivée chez nous dans les Côtes-d’Armor, on compte bien remonter le Jaudy pour pouvoir fêter cette transatlantique avec toutes les personnes qui suivent l’aventure depuis très longtemps. On l’a vu la dernière fois, quand j’ai quitté Tréguier, le 27 septembre : il y avait énormément de personnes, ça m’avait fait très plaisir. J’ai déjà hâte de partir, hâte d’arriver en Guadeloupe, mais aussi hâte de ramener le bateau chez moi et de vous raconter tout ça.

Un petit mot pour les Trégorrois ?

Merci à tous d’être derrière, nombreux, je ressens toutes ces ondes positives. Au village à Saint-Malo, il n’y a pas une journée qui se passe sans que quelqu’un me dise « ah, on est du Trégor, on a vu le bateau là-bas, on est trop content ». Cela me motive à faire du mieux que je peux, peut-être pas pour vous ramener la coupe, mais au moins pour vous raconter une chouette histoire. Et surtout vous parler de la suite…

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