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S’il s’est incliné au terme d’un 8e de finale acharné contre le Monégasque Valentin Vacherot (6-7, 6-2, 6-7), jeudi sur l’ATP 500 de Bâle, le tennisman espagnol Rafael Jodar a pu rendre un bel hommage aux 69 personnes décédées la veille lors de la tragique collision de trains survenue à Urda (province de Tolède).
Le grand talent du tennis ibérique est en effet entré sur le terrain avec un brassard noir sur la manche gauche, qu’il a conservé durant toute la rencontre. Mais si cette initiative n’a posé aucun problème à l’ATP, la joueuse espagnole Kaitlin Quevedo n’est pas autorisée à en faire de même pour son quart de finale contre la Suissesse Jil Teichmann, disputé ce vendredi matin au tournoi de Guangzhou (Chine).
Mais pour quelle raison au juste la WTA prive-t-elle Quevedo cet hommage discret aux nombreuses victimes dans son pays, qui n’a rien d’un message politique ? Le quotidien AS explique ce vendredi que le règlement de la WTA interdit formellement l’apparition d’un brassard noir. Et ce en raison d’une mesure datant du 1er octobre 2024.
Celle-ci indique : « Afin de garantir un environnement neutre et respectueux pour toutes les participantes, conformément aux exigences vestimentaires et d’équipement du règlement, l’affichage de tout symbole ou slogan associé à une œuvre de bienfaisance, une cause, un mouvement ou un parti politique n’est pas autorisé sur les joueuses, leurs vêtements ou leur équipement avant, pendant ou après un match lors des tournois WTA ».
L’instance précise simplement qu’il peut y avoir une exception « si cela fait partie d’une initiative ou d’une campagne officielle soutenue par la WTA ». Cela n’est pas le cas ici, donc Kaitlin Quevedo ne pourra pas rendre l’hommage qu’elle souhaitait aux 69 victimes d’Urda. Ce couac devrait inciter la WTA à assouplir son règlement en cas d’un tel deuil national, non ?