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Ruffier s'explique sur ses rapports compliqués avec Deschamps en EDF

Dans le long entretien qu'il a accordé au podcast La Voix des Gardiens, Stéphane Ruffier évoque ses rapports compliqués avec Didier Deschamps en Équipe de France.     

Stéphane Ruffier est revenu sur son aventure en Équipe de France pour le podcast La Voix des Gardiens. Il évoque son arrivée chez les Bleus dans un contexte très particulier à Knysna en 2010 pour la Coupe du Monde. Ce mondial avait été marqué par le fiasco des Bleus et notamment le refus de s'entrainer avec l'épisode du bus : "J’arrive, je remplace Carasso qui se blesse. Je suis partout, sur toutes les photos, sur le reportage Netflix. Ma découverte de l’Équipe de France, elle est à l’image de ma carrière en Équipe de France. Elle est mal partie. Ce départ il est… (Il hésite) j’ai envie de dire catastrophique mais oui et non. Je découvre quelque chose de nouveau, j’avais 23 ans, que deux ou trois saisons de Ligue 1 dans les jambes, j’arrive à un mondial avec des joueurs exceptionnels et malheureusement il y a ça qui se passe. En plus de ça, tu te rends compte aujourd’hui, avec le recul et le reportage Netflix, ça a été un nid de mensonges pendant 15 ans et que finalement aujourd’hui, les gens ont l’histoire et se disent que ce n’était pas forcément ce qui était raconté à l’époque. C’est pour ça, catastrophique, oui et non."

Par la suite, Laurent Blanc offre sa première sélection à Stéphane Ruffier : "C’est Laurent Blanc qui arrive ensuite et pour la première sélection il n’avait pas pris les 23 sélectionnés, sauf moi. Pourquoi ? Je ne sais pas parce que j’y étais malgré tout. Peut-être que j’aurais dû en faire partie moi aussi. Ils avaient jugé que non parce que je venais d’arriver pour remplacer Carasso au moment des incidents, ce n’était pas forcément moi. Ça m’a permis d’avoir ma première sélection contre la Norvège. J’ai eu trois sélections : deux contre la Norvège et une contre le Danemark, à Geoffroy-Guichard, c’était ma dernière. Quand tu es footballeur, honnêtement tu ne peux rien connaître de mieux. La Marseillaise, représenter ton pays, je crois qu’il n’y a rien au-dessus, c’est le plus haut que tu peux connaître."

S'il n'a pas de regret par rapport à l'Équipe de France, il concède qu'il aurait aimé vivre encore plus de moments chez les Bleus : "J’aurais voulu connaître plus ça c’est sûr. C’était bloqué, donc voilà. C’est déjà ça, certains ne l’ont jamais connu, pourtant ils auraient pu. J’ai pu le vivre : trois matchs joués, deux Coupes du Monde, une et demie (rires). Une en tant que deuxième gardien au Brésil. J’aurais voulu connaître plus en tant que compétiteur mais c’était bloqué. Il n’y avait pas moyen de tirer son épingle du jeu. (...) Face à la Norvège, c’était particulier parce que les 23 n’étaient pas là, les cartes étaient redistribuées mais surtout il fallait redorer le blason. Tant dans l’image que dans performance. Il fallait que le Français nous aime. (...) Ma Coupe du Monde au Brésil j’en garde un super souvenir. C’était une superbe expérience, d’être avec ces mecs-là au quotidien tu engranges de l’expérience. De regarder des matchs de ce niveau-là, du banc tu t’imprègnes de beaucoup de choses. Pour la suite c’était bien."

L'ancien gardien des Verts revient sur ses rapports compliqués avec Didier Deschamps et sur les rumeurs le visant, comme quoi il ne souhaitait pas être numéro 3 : "

Sur la Coupe du Monde 2014 j’ai une pseudo explication. À la base je ne suis pas appelé mais Mandanda se blesse et on me dit que je suis finalement numéro 2. On me dit que j’ai tout fait pour être là et pour être à cette place là. C’est le début des incompréhensions avec Didier Deschamps : quand j’ai besoin de toi je te fais un sourire, quand je n’ai pas besoin de toi je ne te calcule pas. Je suis numéro quatre dans la tête du sélectionneur, il y a un blessé, je passe numéro deux. Déjà, c’est bizarre. Ça veut dire que potentiellement il te trouve meilleur que le troisième, parce que potentiellement c’est toi qui joues s’il y a un blessé. Au retour de la Coupe du Monde, Micka’ Landreau avait arrêté, là du coup il me prend. Sauf que quand il prenait Mickaël Landreau, il disait que c’était le meilleur numéro trois et que moi je n’étais pas un numéro trois, c’est ce qu’il me disait. Et après, quand il me remet numéro trois, je lui pose la question et il me dit qu’il est obligé de prendre les trois meilleurs. Mais avant par contre, il prenait le meilleur numéro trois, mais pas sur le terrain, dans la vie d’un groupe, mais après ce n’était plus le cas.

Je n’ai pas refusé d’être numéro trois mais c’est juste que j’ai dit ce que je pensais : « ton discours il n’est pas honnête. Tu changes de discours, de version, quand tu as envie. » Et ça ne lui a pas plu

."   


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