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« On veut les faire chier avec nos armes et notre basket » : le Boulazac Basket Dordogne se rend à Paris, quelques semaines après les propos polémiques du président parisien
Antoine Eito et ses partenaires boulazacois ne veulent pas trop utiliser la polémique pour se motiver.

Un petit mois après la polémique entre les deux clubs, Boulazac se rend à Paris dimanche 18 octobre (16 h 30).

« Et puis le dimanche, vous devez jouer à Boulazac. » Le 21 septembre, David Khan, président du Paris Basket-Ball, allumait le Boulazac Basket Dordogne et la Betclic Élite en expliquant qu’il était difficile pour son effectif d’encha...

« Et puis le dimanche, vous devez jouer à Boulazac. » Le 21 septembre, David Khan, président du Paris Basket-Ball, allumait le Boulazac Basket Dordogne et la Betclic Élite en expliquant qu’il était difficile pour son effectif d’enchaîner l’Euroligue avant d’aller affronter le BBD le dimanche. Des propos qui avaient conduit le club périgourdin à lui adresser une belle réponse, avant que le club francilien parle bêtement de « nouveau clasico », histoire de prendre tout ça à la légère.

Même pas un mois plus tard, la polémique est retombée alors que Boulazac se rend à Paris, dimanche 18 octobre (16 h 30). Alexandre Ménard, le coach du BBD, ne veut pas « trop rentrer dans cette polémique-là. Ce sont des propos peut-être plus maladroits que malveillants. C’est du passé. »

“Le roi et les bouffons”

Son meneur de jeu Antoine Eito était, lui, monté au créneau, sur ses réseaux sociaux. Si la température a baissé, le Périgourdin tient sa position. « Ce n’était même pas pour défendre mon club, mais notre basket. Tu ne peux pas te permettre d’avoir des propos comme ça. Quand il a fait ça, il n’a pas touché qu’à nous, mais il touche aussi à Limoges, Chalon-sur-Saône, Le Mans, toutes ces équipes qui sont là depuis des années. C’est le roi qui chie sur ses bouffons. »

Au-delà de la phrase du dirigeant parisien, ce qui ne passe pas pour Eito reste le rôle du community manager (1) du club de la capitale, qui avait relancé en parlant de clasico. « Il a fait n’importe quoi, c’est encore plus irrespectueux avec cette histoire de clasico. Tu nous chies dessus, c’est du sarcasme mal placé. »

Reste à savoir si cela peut transcender les Boulazacois et les pousser à réaliser l’exploit, comme ils l’avaient fait la saison dernière. Alexandre Ménard, à l’issue de l’entraînement de vendredi 16, a demandé à ses joueurs de ne pas trop y penser. Eito est sur la même longueur d’onde. « J’ai passé l’âge, explique le joueur de 38 ans. Je me suis beaucoup nourri de ça toute ma carrière, faire des petites choses pour des gros trucs. Je n’ai plus d’énergie pour ça. »

L’énergie, il faut la garder pour ce qui se passe sur le parquet. « On veut les faire chier avec nos armes et notre basket. Advienne que pourra. »

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