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Le compteur donne le vertige. Depuis la victoire du PSG à Auxerre (1-0), le 23 janvier dernier, Lucas Chevalier n’a plus joué un seul match officiel avec le club de la capitale, rappelle Maxifoot. Une apparition en amical face à Majorque en août, puis plus rien. Et selon L’Équipe, un départ dès le mercato de janvier est désormais envisageable si sa situation n’évolue pas.
L’histoire avait pourtant commencé avec de grandes ambitions. À l’été 2025, le PSG avait déboursé une quarantaine de millions d’euros pour arracher l’ancien Lillois et en faire l’héritier de Gianluigi Donnarumma, parti à Manchester City. Titulaire en début de saison, Chevalier a vu quelques erreurs précipiter sa chute. Matvey Safonov a pris les clés des cages, et ne les a plus rendues.
Cet été, le Français avait choisi de rester après une discussion avec Luis Enrique, convaincu de pouvoir reconquérir sa place. Le pari, pour l’instant, ne paie pas.
La question d’un départ ne date pas d’hier. Au printemps, l’ancien gardien de l’OM et de l’OL Pascal Olmeta avait tranché sans détour sur RMC : « Si la situation ne change pas, oui il doit quitter très rapidement le PSG. » Six mois plus tard, la situation n’a pas changé. Elle s’est même aggravée.
Car le temps joue contre lui. À bientôt 25 ans, Chevalier traverse la période la plus difficile de sa carrière, et l’équipe de France s’éloigne à mesure que les semaines passent sans jouer.
Côté club, on ne fermerait pas la porte. Selon L’Équipe, le PSG serait disposé à étudier des offres, même si la direction préfère rester prudente à ce stade. Le joueur, lui, serait prêt à envisager un changement d’air si rien ne bouge d’ici l’hiver.
Un obstacle de taille demeure : son contrat court jusqu’en 2030. Un transfert nécessitera donc des négociations, et sans doute un compromis, que ce soit sous la forme d’un prêt ou d’une vente à perte. Au printemps, Liverpool et Fenerbahçe avaient déjà été cités parmi les prétendants.
Au fond, le dossier Chevalier pose une question simple : combien de temps un gardien international peut-il rester sur un banc sans compromettre sa carrière ? La réponse semble se rapprocher.
Pour le PSG, laisser partir un investissement aussi lourd serait un aveu d’échec. Pour Chevalier, rester serait un risque. Entre les deux, janvier s’annonce comme le moment de vérité. Et cette fois, personne ne pourra dire qu’il ne l’avait pas vu venir.