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Tadej Pogacar a beau être sous contrat chez UAE jusqu'en 2032, le Slovène pourrait brutalement arrêter avant la fin de son contrat qui court jusqu'en 2032.
Contraint de mettre un terme à sa saison et de faire une croix sur les Mondiaux ou le Tour de Lombardie après sa lourde chute subie sur les routes du Tour d’Espagne, Tadej Pogacar a très vite digéré sa déception. A tel point que le Slovène est à pied d’œuvre sur les routes d’entraînement depuis plusieurs semaines, la tête à 2027.
Déjà pleinement focalisé sur sa préparation pour la saison prochaine, le champion slovène s’est fixé trois immenses objectifs: le Tour de France, les Championnats du monde et le Tour d’Espagne. « Mon souhait pour l’année prochaine serait naturellement de participer au championnat du monde, ainsi qu’au Tour de France et à la Vuelta », a ainsi confié Tadej Pogacar dans la presse slovène, avant de préciser sa pensée avec sa franchise habituelle : « Même si je préférerais faire le Giro, je devrai un jour rayer la Vuelta de ma liste. »
Avant d’être arrêté par sa blessure, le leader de la formation UAE Team Emirates-XRG avait une nouvelle fois écrasé le peloton international, décrochant un cinquième Maillot Jaune sur la Grande Boucle et s’offrant trois nouveaux Monuments lors d’une campagne 2026 absolument hégémonique.
Pourtant, malgré ce niveau de performance ahurissant et une prolongation de contrat XXL annoncée en septembre par son équipe jusqu’en 2032 , des voix légendaires du cyclisme s’interrogent sur la longévité réelle de sa carrière. « Pogacar à 28, 29 ou 30 ans… Si mentalement il est assez affamé pour le faire, je ne pense pas qu’il y aura un problème sur le plan de l’âge. Pogacar a définitivement encore trois ou quatre grandes années au plus haut niveau devant lui. Mais fera-t-il vraiment ces quatre années ? Aura-t-il cette concentration, cette force mentale pour continuer ainsi ? », s’est ainsi interrogé l’ancien champion irlandais Sean Kelly.
Pour la légende irlandaise, les engagements contractuels à très long terme ne garantissent en rien que le Slovène courra jusqu’au bout de la décennie. Si Pogacar venait à ranger son vélo prématurément, cela ne relèverait pas du miracle ou de l’inconcevable : « On entend parler de ces contrats à long terme et de tout le reste, mais dans trois ans, si Pogacar disait après le Tour de France : « C’est fini, voilà, je m’arrête à la fin de cette année », cela ne me surprendrait pas du tout », a affirmé Sean Kelly. Entre l’usure psychologique liée à une domination sans partage et l’exigence du très haut niveau, la question de sa retraite pourrait se poser bien plus tôt que prévu.