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Malgré la crise des courses hippiques, l'hippodrome de Toulouse-La Cépière entend poursuivre son développement
L’hippodrome de Toulouse-La Cépière affiche son dynamisme malgré la crise des courses hippiques. DDM Archives.

l'essentiel Alors que le monde des courses hippiques fait face à une baisse des revenus du PMU, l’hippodrome de Toulouse-La Cépière entend poursuivre son développement. Entre grandes compétitions, animations familiales et événements organisés toute l’année, le site historique mise sur la diversification pour attirer un public toujours plus large. Sa fréquentation a ainsi triplé en quatre ans, passant de 25 000 à 85 000 visiteurs.

Après des décennies de croissance, le monde des courses traverse une période délicate, marquée par le recul continu des revenus du PMU depuis trois ans. Dans ce contexte difficile, et alors que certains voudraient le voir quitter son emplacement actuel, l’hippodrome de Toulouse-La Cépière, ancré dans le paysage toulousain depuis 1866, poursuit son développement avec un programme riche et des activités qui s’étendent bien au-delà des seules réunions hippiques.

Un hippodrome qui attire

Mercredi 21 octobre, La Cépière accueille le Grand Prix du Sud-Ouest – Paris-Turf, réunion internationale de trot réunissant les meilleurs chevaux et drivers. Parmi les chevaux attendus, deux champions : Idao de Tillard, vainqueur du Prix d’Amérique 2025, et Inexess Bleu, qui cumule plus de 1,5 million d’euros de gains. Plusieurs animations gratuites attendent les familles.

Le 1er novembre, place aux chevaux arabes, puis le 11 novembre à la plus importante journée de plat de l’année qui, avec le Prix Fille de l’Air, course de groupe III, attire quelque 3 000 personnes. Enfin, le 26 novembre, le Défi du Galop fera étape à Toulouse.

Malgré des difficultés : le dynamisme

Au 3e rang des 230 hippodromes français, La Cépière subit, comme tous, la baisse des paris hippiques qui financent l’ensemble de la filière. Un plan de relance prévoit notamment d’optimiser les courses et le nombre des hippodromes, avec un retour à la croissance espéré d’ici 2030. Malgré ce contexte, le site toulousain conserve un dynamisme qui ne se résume pas à 45 jours de course par an.

Toute l’année, il vit au rythme de nombreuses autres activités. Géré par la Société sportive des courses de Toulouse, une association loi 1901, c’est une petite entreprise de dix salariés et quelque 70 vacataires, soutenue par de nombreux bénévoles. Le site héberge aussi un centre d’entraînement accueillant plus de 40 équidés, un golf neuf trous, trois lieux de restauration et un service événementiel qui organise plus de 70 manifestations par an. Signe de ce renouveau, sa fréquentation a triplé en quatre ans, passant de 25 000 à 85 000 personnes. "L’hippodrome redevient un lieu de loisir pour tous les Toulousains", se réjouit son président, Manuel Demnard, déterminé à défendre le rôle sportif et économique du site, ainsi que son ancrage dans la vie toulousaine.

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