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Après Bordeaux, Libourne accueille de nouveau le Tour pour la 20e étape. Quelle est votre réaction à cette attribution ?
C’est une immense fierté pour Libourne. Accueillir cette 20e étape, la veille des Champs-Élysées, est un privilège rare : c’est sur nos routes que se jouera la dernière explication sportive de ce Tour 2027. Retrouver la Grande Boucle pour la troisième fois en sept ans concrétise un travail de fidélité mené avec Christian Prudhomme et ASO [Amaury Sport Organisation, organisateur d’événements sportifs, NDLR]. La qualité de nos infrastructures, notre savoir-faire et la ferveur populaire des habitants ont pesé lourd dans la balance. Et en ces temps particulièrement troublés, notamment pour les collectivités territoriales et pour les administrés, cette annonce est aussi une belle perspective pour l’été prochain. Je crois que nous avons tous besoin de ces moments qui nous rassemblent
Pensez-vous que le contexte difficile traversé par le département a également joué dans la décision des organisateurs ?
Je pense sincèrement que cela a pu peser. Notre territoire girondin traverse des moments rudes, fortement marqué par la crise viticole qui touche nos vignerons et meurtri par les incendies qui ont frappé notre région. Christian Prudhomme et les équipes du Tour y sont très sensibles. Faire venir la Grande Boucle ici, c’est aussi apporter un message d’espoir, braquer un projecteur positif sur ce terroir d’exception et lui offrir la valorisation qu’il mérite au moment où il en a le plus besoin.
Accueillir le Tour a un prix pour une collectivité. Que paye-t-on concrètement quand on « achète » le Tour de France ?
Pour une ville d’arrivée, cela représente un investissement direct d’environ 150 000 euros, auxquels s’ajoutent les aménagements techniques et la sécurité locale. Mais ce que l’on achète, c’est la première vitrine médiatique du monde. Acheter le Tour, c’est s’offrir des heures de direct télévisé à l’international, une campagne de promotion globale d’une valeur inestimable. C’est aussi injecter directement de l’activité dans l’économie locale, nos hôtels, nos restaurants, nos commerces, et offrir une immense fête populaire, gratuite et fédératrice à tous nos habitants. Le retour sur investissement, qu’il soit économique, image ou humain, dépasse largement l’effort financier consenti.
Au-delà des retombées directes, quel message souhaitez-vous adresser aux Girondins ?