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Publié le 16/10/2026 à 07:39
l'essentiel Formé en Géorgie après être passé par les sports de combat, le pilier de Colomiers Mamuka Mstoiani évoque son parcours et sa vision du rugby, basée comme en lutte sur la volonté de dominer son adversaire. Il nous raconte sa vision du rugby, de son poste de pilier avant la réception de Narbonne, ce vendredi (19 h 30), pour le compte de la 7e journée de Pro D2.
Vous êtes arrivé en France à Agen en 2021 mais on en sait assez peu sur votre parcours auparavant. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Comme tous les Géorgiens, je suis passé par la lutte, mais aussi la boxe avant le rugby. En Géorgie, on aime beaucoup les sports de combat. Et je les ai presque tous essayés ! J’ai ensuite commencé le rugby à 13 ans, et j’y suis resté. C’était à Telavi, la petite ville où j’ai grandi, avant de déménager et signer mon premier contrat professionnel à 16 ans, au RC Akademia de Tbilissi. J’ai commencé très tôt à jouer avec l’équipe première, puis j’ai signé trois ans à Agen.
En France, on associe souvent les Géorgiens au poste de pilier. L’avez-vous toujours été ?
J’ai commencé premier centre. Puis j’ai pris un peu de poids, et j’ai dépanné en 8 au moment de ma première signature. Mais je commençais à m’entraîner en première ligne, puis j’ai encore pris du poids malheureusement (rires). C’est là que je suis devenu petit à petit pilier.
Et êtes-vous épanoui dans cette mission ?
J’aime être pilier. Comme tous les Géorgiens d’ailleurs (rires) ! Bien sûr, on est d’abord joueur de rugby, j’apprécie toucher le ballon et plaquer. Mais la priorité, pour moi, c’est la mêlée. Il faut être fort en mêlée au départ de l’action. En fait, j’ai toujours envie de dominer, c’est pour ça que j’aime ce secteur.
La mêlée a été ciblée comme un secteur à améliorer cet été, après une phase finale qui a souligné certaines défaillances. Comment vous, le spécialiste du secteur, percevez ce contexte ?
Je savais pourquoi je venais ici. Je ne peux pas vous dire que cette saison c’est mieux, mais ce que je peux vous dire, c’est qu’on travaille très fort. Et on a gagné en confiance. C’est le plus important pour moi. Personnellement, j’aime trop ça (rires) ! La mêlée ce n’est pas juste un mec, c’est un collectif. Et c’est aussi un état d’esprit : quand je regarde les joueurs, on a envie de dominer. C’est ce qui compte.
La semaine dernière à Grenoble, l’équipe a encaissé 15 points à la suite de mêlées. La saison précédente, le groupe était déjà en quête de constance. Comment y parvenir ?
Toutes les mêlées sont différentes en raison des adversaires. Tu ne peux pas tout le temps dominer. Mais l’envie est importante. Et bien sûr, si on continue de travailler comme ça, on sera bien plus souvent dominant que dominé.
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