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Il n’a pas cherché d’excuses. Après la défaite du FC Barcelone face au Real Madrid (1-2), dimanche soir au Camp Nou, Pedri a livré une analyse lucide devant les caméras de DAZN, rapporte Foot Mercato. Le milieu catalan reconnaît un match raté, mais refuse de dramatiser.
« Nous n’avons pas fait un grand match. Nous n’étions pas nous-mêmes. En première période on était lents, on a perdu des ballons, contre ces équipes tu le paies. »
Le diagnostic de Pedri est précis. En première période, le Barça a manqué de rythme et multiplié les pertes de balle. En seconde, l’équipe s’est montrée un peu meilleure, mais le Real a frappé là où il est le plus dangereux. « Ils nous ont fait mal sur leur force, les transitions, et on a mal défendu », a-t-il résumé.
Le but décisif de Kylian Mbappé, sur une contre-attaque menée par Eduardo Camavinga, illustre parfaitement ce constat. Un ballon perdu, une accélération, une défense prise de vitesse. Le scénario que José Mourinho avait préparé s’est déroulé à la perfection.
Mais Pedri refuse de céder au catastrophisme. Pour lui, la saison est encore longue, et ce revers ne remet pas tout en cause.
« Ce sont 3 points, on voulait gagner évidemment, mais la saison est longue. C’est un match qu’on voulait gagner, on est triste, mais une Liga ne se gagne pas maintenant. »
Un discours de leader, dans un vestiaire qui en a besoin. Le Barça reste en tête du championnat, mais l’écart avec le Real s’est réduit. Et la semaine a laissé des traces, après la défaite face au PSG (4-2) en Ligue des Champions.
Tous ne partagent pas cette lucidité. João Cancelo a affirmé que le Barça avait été « supérieur », une lecture à contre-courant de celle de Pedri. Hansi Flick, lui, s’est dit déçu et a pointé la fatigue de son groupe, avant d’accorder deux jours de repos. Trois voix, trois tonalités différentes.
Celle de Pedri a le mérite de la clarté. Pas de déni, pas d’excuse, mais un constat honnête et une perspective. C’est exactement ce que les supporters attendent d’un cadre dans un moment de doute.
À 23 ans, Pedri s’impose de plus en plus comme l’une des voix qui comptent dans le vestiaire catalan. Moins expansif que Raphinha, le capitaine, il préfère les constats précis aux grandes déclarations. Une forme de leadership qui rassure, dans un groupe encore jeune.
Reste à transformer ce discours en réaction. Le Barça doit rebondir dès le prochain match pour éviter que le doute ne s’installe. Pedri a donné le ton. À ses coéquipiers de suivre. Le feuilleton de la Liga, lui, est relancé.