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« On cherchait cette performance, c’est chose faite, ça fait plaisir. Je sens vraiment qu’on a construit quelque chose, un groupe et ça se voit sur le terrain », apprécie Maxime Lançon, le talonneur entré en seconde période. Comme tous les entrants, il a été au diapason des titulaires, ce qui a permis enfin d’avoir de la qualité sur quatre-vingts minutes.
Défensivement, les Capistes voulaient se retrouver. Ils l’ont fait. « On prenait trop de points et trop d’essais, continue Lançon. On a mis un point d’honneur à faire une belle performance en défense. On a parfois été breakés mais on n’a pas lâché. » Symbole de cet acharnement : l’arbitre a sifflé la fin du match dans l’en-but périgourdin alors que deux joueurs venaient de se glisser sous le ballon pour empêcher l’essai montois.
« Brubru et JB [NDLR : Bertrand Brugeille et Jean-Baptiste Péjoine, les adjoints de Didier Casadéi] ont dit que l’objectif, c’était le plaquage à deux. On a atteint l’objectif, c’est bien », souligne Nahum Merigan, de retour en numéro 8. L’Anglais regrette quand même quelques fautes dans les rucks. « C’est mieux. Pour moi, et pour l’équipe, ça, c’est le niveau minimum. Si on fait un match comme ça toutes les semaines, on va remonter. »
Déjà, le CAP est entré dans le top 6 pour conclure ce deuxième bloc. « On veut progresser tout le temps. Quand on voit ce match, on se dit que les nouveaux sont bien intégrés », positive Freddie Hickes, précieux pour fixer au milieu du terrain, même si « je suis un peu vieux. J’ai tout donné pour faire avancer l’équipe, c’est mon boulot. »
En bon entraîneur, Casadéi pense déjà à la suite. « 39-8 contre un des favoris, ça doit nourrir l’ambition des joueurs, leur faire prendre conscience qu’ils ont des capacités pour pouvoir viser le haut du tableau. Maintenant, le rugby, c’est de la remise en question. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain et on aura un match à Vienne dans un contexte différent mais tout aussi important. »
Ce sera samedi 31 octobre (à 18 h 30), après quatre jours de repos et une pleine semaine de travail.