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McLaren a connu un nouveau Grand Prix difficile aux États-Unis, confirmant son manque de compétitivité face à Mercedes, Ferrari et Red Bull : les champions en titre rétrogradent au championnat.
Malgré une stratégie efficace, Lando Norris n'a pas pu faire mieux que cinquième, tandis qu'Oscar Piastri a terminé septième.
Les deux pilotes reconnaissent que la MCL40 manque encore de performance pour rivaliser avec les meilleures monoplaces.
Le week-end texan avait déjà commencé de manière compliquée pour McLaren, avec des qualifications décevantes qui avaient relégué Norris et Piastri sur la quatrième ligne de la grille de départ. En course, l'écurie britannique a tenté de compenser son déficit de performance grâce à une stratégie différente de celle de plusieurs de ses adversaires.
Norris a notamment prolongé son premier relais pour privilégier une course à un seul arrêt, une approche également adoptée par Mercedes. Cette décision lui a permis de remonter provisoirement jusqu'aux premières positions et d'occuper une place sur le podium pendant une partie de l'épreuve.
Mais le champion du monde en titre n'a pas été en mesure de résister au retour de ses concurrents dans les derniers tours. Max Verstappen et Charles Leclerc, bénéficiant de pneumatiques plus frais grâce à leur stratégie à deux arrêts, ont finalement dépassé le Britannique.
Norris a terminé cinquième, derrière Andrea Kimi Antonelli, Leclerc, Verstappen et Lewis Hamilton.
Malgré cette déception, le pilote McLaren estime avoir obtenu le meilleur résultat possible compte tenu du potentiel de sa monoplace : « Je pense qu'on a fait le maximum qu'on pouvait aujourd'hui. On n'avait pas le rythme des autres, mais on a tout tenté. »
Le Britannique souligne notamment les différences de comportement observées entre les composés pneumatiques : « Le rythme était bon en pneus durs, on a eu plus de difficultés en médiums, mais on s'est donné une chance. On a eu une bonne stratégie, je suis heureux. On n'était juste pas assez rapides. »
Le champion du monde en titre reconnaît également que les évolutions apportées à la MCL40 n'ont pas produit les gains espérés : « On sait ce qu'on a, on doit progresser. On a déjà fait des progrès, mais rien au niveau de ce qu'on aurait dû faire. On a besoin de beaucoup plus. »
De l'autre côté du garage, Oscar Piastri a vécu une course tout aussi compliquée. L'Australien a terminé septième, avec pour principale satisfaction d'avoir réussi à maintenir George Russell derrière lui pendant toute la seconde moitié de l'épreuve.
« C'était très difficile, c'est sûr. J'ai réussi à garder Russell derrière, ce qui était bien, mais c'était difficile d'avoir du rythme avec la voiture », a-t-il reconnu.
Piastri précise que ces difficultés ne se limitaient pas à la course, puisqu'elles étaient déjà présentes depuis le début du week-end : « Dans l'équipe, on a tous les deux rencontré des difficultés assez importantes. Mais de mon côté, le rythme était plutôt mauvais. Il y a pas mal de choses à comprendre et à voir pour déterminer comment on peut faire mieux. »
Avec une cinquième et une septième place à Austin, McLaren quitte les États-Unis sans avoir véritablement pu inquiéter les équipes de tête. L'écurie devra désormais accélérer ses progrès pour espérer retrouver une place régulière sur le podium lors des dernières courses de la saison.