Retour
Publié le 17/10/2026 à 17:15
l'essentiel Auteur de neuf buts et brillant de bout en bout face à Saint-Raphaël (35-31) vendredi, lors de la 7e journée de Starligue, l’arrière gauche Mathéo Briffe confirme son excellent début de saison. Une gageure après dix-huit mois de galère, une période noire pour l'une des recrues de l'été du club toulousain.
Étincelant dans tous les compartiments du jeu (9 buts, 6 passes, 1 carton rouge provoqué), Mathéo Briffe a illuminé le Palais des sports vendredi face à Saint-Raphaël (35-31). « Il s’est retrouvé un peu seul sur ce poste face à une équipe qui ne nous réussissait pas jusque-là (4 défaites et 1 nul sur les 5 derniers matchs, NDLR). Il fallait des joueurs capables de répondre et il l’a fait superbement », s’est réjoui son entraîneur Danijel Andjelkovic privé pour l’occasion d’une alternative après le forfait de Martins Vieira (genou). « J’avais un peu plus de pression car je savais que j’allais avoir des responsabilités à assumer mais ça m’a souri », a sobrement réagi l’arrière gauche avant de remercier « le groupe de l’avoir mis dans les meilleures conditions ».
« Je ne suis pas un gros scoreur », a-t-il ensuite souri quand on lui annonça qu’il venait de battre son record en carrière, confirmant au passage son statut de meilleur joueur du club depuis le début de la saison. « Je me suis dit que l’ambiance était cool, l’état d’esprit collectif aussi et qu’il fallait prendre le maximum de plaisir », préfère retenir le bourreau des Varois.
Ce plaisir qui l’a fui et qu’il semble retrouver. Comme si depuis la reprise les nuages s’étaient enfin dissipés pour chasser ces 18 derniers mois où il ne ressemblait plus que de très loin à un joueur de handball. « Ce fut très compliqué, dur mentalement : des blessures qui se sont répétées (fracture de fatigue au tibia, NDLR), des douleurs récurrentes. Mon corps et ma tête me disaient qu’ils n’en pouvaient plus », se souvient-il. Une inquiétude partagée par le staff toulousain qui « s’est posé quelques questions » avant la reprise en juillet dernier, pas certain alors de retrouver le joueur sur lequel il avait jeté son dévolu un peu plus d’un an auparavant. « Je savais que venir ici (en provenance de Cesson, NDLR) c’était un défi », admet le Breton, auteur de 25 buts (71 % de réussite) et 20 passes décisives depuis le coup d’envoi d’une saison qui est bien partie pour entériner son retour au premier plan. « Depuis qu’il est là il n’a jamais parlé de ses blessures, il ne s’est jamais plaint de rien, le joueur que vous avez vu, c’est celui que l’on a recruté quand il était en pleine bourre », acquiesce en souriant son entraîneur. Vivement la suite.