Retour
Onze matches de suite sans but ni passe décisive : la statistique est lourde, et elle résume à elle seule la saison d’Igor Paixao. Celui que Bruno Genesio a défendu bec et ongles cet été, avec le soutien de Grégory Lorenzi, n’a pas confirmé le pari de son entraîneur. Pire, sa prestation insipide face à l’Olympiakos (1-0), après un geste très critiqué à Troyes, a achevé de relancer le débat sur son avenir à Marseille.
Le paradoxe est saisissant. Cet été, la direction avait besoin de liquidités et devait composer avec les exigences de la DNCG sur la masse salariale. Frank McCourt espérait vendre au plus offrant, et un chèque d’environ 50 millions d’euros était attendu. Genesio a pesé de tout son poids pour garder son ailier, et ce bras de fer gagné par le coach se retourne aujourd’hui contre lui : la valeur marchande du joueur fond à mesure que les matches passent.
C’est là qu’entre en scène Leeds United. Selon Football Insider, les Whites, déjà venus aux renseignements lors du dernier mercato, suivent de près la situation et seraient prêts à relancer les discussions, mais à une condition : que le prix baisse. Le journaliste Pete O’Rourke estime qu’un accord deviendrait envisageable si l’OM réduisait ses exigences. Les Anglais n’ont donc aucune raison de se précipiter : ils peuvent attendre que la baisse de forme fasse le travail à leur place.
Reste à savoir quel prix l’OM osera défendre. Les Phocéens devraient réclamer au moins 30 millions d’euros, un montant qui paraît de plus en plus difficile à justifier au regard des performances. Paixao lui-même aurait laissé entendre qu’un départ en janvier n’était pas exclu, même si l’été 2027 semble plus plausible. D’ici là, il a quelques semaines pour inverser la tendance. Faute de quoi, c’est le marché, et non Marseille, qui fixera sa valeur.