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Arrivée en France à cause de la guerre en Ukraine, Vlada passe un cap dans l’Orne
Vlada Chernyshova est employée dans le club de gym de La Lande-Patry (Orne).
Vlada Chernyshova est employée dans le club de gym de La Lande-Patry (Orne). Arrivée d’Ukraine en 2022, elle passe un cap en tant qu’entraîneure. © Benoit LESAULNIER

C’est une belle histoire pour le club. Depuis 2024, Vlada Chernyshova est une membre active du club de la Jeanne-d’Arc de La Lande-Patry (Orne). Arrivée en France à cause de la guerre en Ukraine, la professeure de gymnastique est pleinement intégrée à son nouveau territoire.

« Arrivée juste pour aider »

Arrivée en France pour fuir la guerre, Vlada ne pensait pas rester si longtemps à La Lande-Patry. La commune semble pourtant avoir définitivement adopté cette sportive. À son arrivée en France, la jeune Ukrainienne de 20 ans a toqué à la porte du club de gym.

« Au début, je venais juste pour aider », raconte-t-elle aux côtés de Pierre Lecois, président de l’association. Au fur et à mesure, la jeune femme a passé son BPJeps pour devenir éducatrice.

200 personnes à gérer

La charge de travail de la gymnaste est devenue colosalle. Employée par l’association, Vlada s’occupe de 80 personnes dans tout un tas d’activité : parcours, fitness, step, sport adapté, sport santé, éveil pour les enfants et même en course à pied. « C’est 200 personnes si on ajoute les cours de gym », se marre-t-elle.

La nouveauté pour elle approche. « Elle va passer le diplôme d’animateur fédéral niveau 2. Il y a quatre animatrices à partir en stage », se félicite Pierre Lecois qui forme ainsi plusieurs personnes pour proposer toujours plus de qualité dans le club.

« Toujours voulu entraîner »

Pour Vlada, ce nouveau diplôme à venir est une récompense de tout le travail fourni. « J’ai toujours voulu entraîner les enfants et les adultes. » Bien installée ici, elle s’épanouit de vivre de sa passion. « J’aime beaucoup les gens du bureau qui m’ont donné envie de rester ici. Quand je suis arrivée je ne parlais pas trop Français. Je n’ai pas eu de problème avec la langue », dit-elle dans un français parfait.

Une belle histoire qui le serait encore plus si la guerre prenait fin.

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