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Des défauts, cet OM n'en manquait pas. S'il ne devait en rester qu'un, ce serait celui-là. Son milieu d'un autre âge, qui aurait peut-être dominé son sujet jadis, mais plus aujourd'hui, encore moins en Ligue 1, où ceux qui ne courent pas assez, ou mal, n'existent pas. Avant de défier Angers, dont l'audace et (surtout) les jambes avait été vantées par Bruno Genesio, le pire était redouté. In fine, ce point faible fut le principal atout de l'OM en Anjou. Redessiné, pour s'accommoder des méformes et forfaits, l'entrejeu marseillais n'en a fait qu'une bouchée.
Jusqu'à la trêve internationale, le tandem Hojbjerg-Abdelli, devant la défense, épaulé par Angel Gomes un cran plus haut, incarnait le plafond de verre d'un OM volontaire mais terriblement limité. En premier lieu dans sa capacité à dicter et maintenir le tempo, notamment d'un pressing cher à Genesio, sans parler de son incapacité à protéger une défense friable.
Hojbjerg encore trop juste, Gomes à côté de la plaque, l'ex-coach du Losc a relancé le néophyte Nouhoum Kamissoko en sentinelle, le revenant Tochukwu Nnadi sur sa droite, et a lâché la bride de Himad Abdelli, de l'autre côté. Malgré...