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Personne ne l’avait vu venir. Ou plutôt, plus personne n’y croyait vraiment. Sans club depuis le 1er janvier dernier et son départ de Monterrey, Sergio Ramos a des touches avec Getafe, rapporte Eurosport ce lundi. Et l’information ne vient pas de n’importe où : c’est le président du club de la banlieue madrilène lui-même, Ángel Torres, qui a confirmé les discussions au micro de Radio Nacional de España.
Le patron de Getafe n’a pas pris de détour. « Son frère, qui est son agent, a parlé avec moi », a-t-il lâché, officialisant de fait l’existence de contacts entre les deux parties. Une phrase courte, mais qui en dit long : le dossier n’a rien d’une simple rumeur de comptoir.
Pour Getafe, l’idée s’inscrit dans une stratégie très claire. Le club a déjà accueilli Dani Carvajal, parti libre du Real Madrid cet été, et semble décidé à miser sur l’expérience. Imaginez la scène : les deux anciens piliers de la défense merengue, vainqueurs ensemble de plusieurs Ligues des champions, de nouveau réunis sous le même maillot. Mais au Coliseum cette fois, pas au Bernabéu.
Rarement un défenseur aura autant marqué son époque. Formé à Séville, devenu capitaine et icône du Real Madrid pendant seize saisons, passé par le PSG puis revenu dans son club formateur avant une parenthèse mexicaine à Monterrey, Ramos a tout connu. Les titres, les records, les polémiques aussi. À 40 ans, il aurait pu raccrocher depuis longtemps. Il ne l’a pas fait.
C’est peut-être là le plus fascinant. Dix mois sans compétition officielle, et l’Andalou n’a visiblement toujours pas fait le deuil de sa carrière de joueur.
Soyons honnêtes : le dossier a tout du coup de poker. Eurosport, qui relaie l’information, juge d’ailleurs le pari risqué. Et pour cause. Revenir au plus haut niveau après une si longue pause, à un âge où la quasi-totalité des défenseurs ont rangé les crampons, relève de l’exploit physique. Le rythme de la Liga ne pardonne rien, surtout pas à un joueur privé de matchs depuis près d’un an.
Mais Ramos a toujours aimé faire mentir les pronostics. Son mental, sa science du placement et son leadership restent, eux, intacts (du moins sur le papier). Pour un Getafe qui cherche des repères et des voix fortes dans le vestiaire, l’apport pourrait dépasser le simple terrain.
En voilà une nouvelle qui va faire du bruit en Espagne. Si l’opération se concrétise, Ramos bouclerait la boucle là où tout a commencé pour lui au sommet : dans la capitale espagnole, à un jet de pierre du stade de ses plus grandes heures.
Une dernière danse madrilène. Ou un défi de trop. Les prochaines semaines diront si le feuilleton se termine en apothéose ou en simple anecdote.