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Pelote basque : après des Mondiaux décevants, « le plus important est de retrouver l’humilité » estime le DTN Yon Belly
Malgré la défaite, certains joueurs français ont été à la hauteur du rendez-vous du Mondial argentin.

Après la contre-performance française aux Mondiaux de pelote basque à Buenos Aires, l’heure est au bilan pour le directeur technique national, Yon Belly, qui était présent sur place

Cette fois, l’appréciation du verre à moitié vide ou à moitié plein ne sera pas d’actualité. Immuablement, la virée en Amérique Latine est celle d’une fin de non-recevoir, dont les causes sont toujours difficiles à cerner. Et chacun, acteur, observateur ou pelotazale, y va de sa partition. Voyage contrarié avec arrivée trop tardive ? Groupes et/ou entraîneurs hétérogènes ou pas assez qualitatifs ? Défaut de «...

Cette fois, l’appréciation du verre à moitié vide ou à moitié plein ne sera pas d’actualité. Immuablement, la virée en Amérique Latine est celle d’une fin de non-recevoir, dont les causes sont toujours difficiles à cerner. Et chacun, acteur, observateur ou pelotazale, y va de sa partition. Voyage contrarié avec arrivée trop tardive ? Groupes et/ou entraîneurs hétérogènes ou pas assez qualitatifs ? Défaut de « grinta » ? Préparation insuffisante ? Spécialisation trop alternative ou trop tardive ?

Pour le directeur technique national (DTN), Yon Belly, les ingrédients de la défaite sont faciles à identifier : « Je pense qu’on est à notre place et qu’on vient de se prendre un mur. Le plus important est de retrouver de l’humilité et de l’honnêteté vis-à-vis de nous-mêmes et de nos concurrents. Certains joueurs ont failli, d’autres ont fait de très bonnes performances mais vu le niveau des adversaires, être très bon n’a pas suffi. Je ne pense pas que notre niveau a forcément baissé mais on n’a pas pris la mesure de la qualité du travail de nos concurrents. Il n’y a pas une seule cause ou un responsable mais une remise en question collective à avoir ».

Et le DTN d’appuyer : « On n’a pas senti ce sentiment d’adhésion collective, on a eu des difficultés à faire groupe, avec quelques « guéguerres » internes, où l’on se pointe du doigt mutuellement, même si cela s’est amélioré au fil de la compétition. Est-ce qu’on travaille ensemble, vers un objectif commun ? Y a-t-il une cohérence de l’éducateur de club à l’entraîneur national et la DTN ? Je n’en suis pas sûr. Il faut donc qu’on travaille de concert et en profondeur, avec l’objectif de redresser la barre pour 2030 mais il ne faut pas se leurrer, dans certaines spécialités, ça sera très long pour que cela produise un effet au plus haut niveau ».

Argentine et Euskadi

Avec des « si » et six demi-finales dans l’escarcelle, la France pourra toujours dire qu’elle aurait pu (dû) disputer plus d’épilogues, à l’image du paliste Théo Pucheux, parfaitement préparé et qui échoue pour un petit point face au futur champion du monde argentin, Federico Fernandez. Mais d’autres nations peuvent logiquement penser de même. Certaines rencontres se sont aussi décantées dans le fameux « money time », durant lequel les représentants tricolores ont souvent échoué.

Comme l’évoquaient Yon Belly mais aussi l’ensemble des acteurs et spectateurs sur site, l’adversité, celle des rivaux historiques mais aussi celle des pays « émergents » (Chili, Pérou, Portugal), était à la fois très motivée, « centrée » prioritairement sur l’événement et très véloce, tant techniquement que physiquement. La preuve en est, avec les quatre premières nations, qui se sont départagées entre elles, uniquement via une médaille d’or voire d’argent.

L’Argentine, deuxième (à paleta gomme et cuir) et le Mexique (à frontenis et frontball) ont eu la main ferme pour garder ou récupérer leurs bastions alors que la nouvelle sélection Euskadi, pour sa première participation, monte sur le podium (à égalité avec les Mexicains mais possédant plus de médailles d’argent, 7 à 0) et a clairement posé quelques jalons pour le futur.

L’année 2027 sera celle d’une nouvelle ère sportive sur les canchas, avec l’organisation des premières Ligues des Nations, qualificatives pour l’échéance de 2030 à Bilbao.

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