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Un monument du football français débarque à Cancelles, samedi soir (19 heures), lors de la 7e journée de Régional 1. Boé/Bon-Encontre entend profiter pleinement de cette affiche face aux Girondins de Bordeaux
Il y a des affiches qui dépassent le seul cadre du championnat. Samedi, Boé/Bon-Encontre (3e) recevra les Girondins de Bordeaux (9e), six fois champions de France, relégués au sixième échelon national. Une affiche de prestige, mais pas une découverte : en novembre dernier, l’EBBE avait déjà défié le club au scapulaire au 7e tour de la Coupe de France, s’inclinant 0-1 à Armandie. Cette fois, c’est à Cancelles, devant son public, qu’il...
Il y a des affiches qui dépassent le seul cadre du championnat. Samedi, Boé/Bon-Encontre (3e) recevra les Girondins de Bordeaux (9e), six fois champions de France, relégués au sixième échelon national. Une affiche de prestige, mais pas une découverte : en novembre dernier, l’EBBE avait déjà défié le club au scapulaire au 7e tour de la Coupe de France, s’inclinant 0-1 à Armandie. Cette fois, c’est à Cancelles, devant son public, qu’il accueillera les Girondins.
Mais l’EBBE n’entend pas se laisser écraser par le prestige de son adversaire. D’autant que son début de saison lui offre quelques solides raisons d’y croire. Trois victoires en autant de matchs à domicile, mais aussi d’intéressantes prestations à l’extérieur, comme le confirme le nul ramené des Croisés de Bayonne (2e), 1-1. « Nous avons pris les points qu’il fallait prendre », apprécie Alexis Jourdan.
Ils ont un groupe quasiment professionnel, qui s’entraîne toute la semaine. On sait très bien qu’on n’est pas dans le même monde »
À l’EBBE, on se garde pourtant de tout emballement. Mais les progrès offensifs sont encourageants. Meilleure attaque de la poule, l’équipe affiche une efficacité qui lui avait cruellement manqué la saison dernière, notamment sur les coups de pied arrêtés. Pour Alexis Jourdan, cette réussite ne tient pas au recrutement : « On a perdu quelques anciens, mais on a des jeunes qui ont emmagasiné de l’expérience. Ça fait deux ans qu’on est en R1. On sent que les garçons ont mûri, qu’ils appréhendent mieux les rencontres. » Certains joueurs, jusque-là peu utilisés en équipe première, se sont également affirmés.
Cette progression prend un relief particulier face à Bordeaux. D’un côté, un club qui s’efforce de conserver ses jeunes dans un territoire où plusieurs équipes se disputent un vivier limité. De l’autre, une institution qui, malgré les turbulences de l’été, attire encore professionnels, semi-professionnels et joueurs passés par les centres de formation. « Ils ont un groupe quasiment professionnel, qui s’entraîne toute la semaine. On sait très bien qu’on n’est pas dans le même monde », souligne le technicien boétien.
L’EBBE connaît d’ailleurs déjà le maillot bordelais : outre le duel de Coupe de France, il avait croisé la réserve girondine en championnat la saison passée. Mais recevoir l’équipe première à Cancelles donne une autre dimension à l’événement. L’affluence, l’attente et l’écho médiatique promettent une soirée inhabituelle qu’il faudra aussi savoir gérer.
Pour autant, pas question de jouer toute une saison sur quatre-vingt-dix minutes. Avec un groupe qui reste plutôt restreint, Alexis Jourdan sait que l’hiver exigera, une nouvelle fois, de ménager ses ressources. « On a conscience de la réalité. Ce qui compte, c’est de faire un match sérieux, de montrer ce qu’on vaut. Il y aura plein de matchs derrière. »
Invaincus à domicile, les Boétiens aimeraient évidemment prolonger leur série. Mais ils veulent surtout aborder ce défi libérés, portés par la confiance acquise depuis août. « On va essayer de profiter de ce moment, avec le sourire. C’est un match particulier, qui fait plaisir à jouer. » Face aux Girondins, le plaisir sera aussi une manière de ne pas subir l’événement.