flag
back Retour
Stade Toulousain : "C'est lui qui me faisait faire les conneries et c'est moi qui me faisais engueuler..." Quand Anthony Jelonch parle de ses souvenirs de jeunesse avec Antoine Dupont
Ensemble, "Toto" et "Antho" ont visiblement fait les 400 coups, même s'ils ont été séparés durant quatre saisons. DDM, Xavier de Fenoyl

l'essentiel Amis dans la vie et partenaires sur le terrain depuis de nombreuses années, à Auch, Castres puis Toulouse, Antoine Dupont (29 ans ; 64 sél.) et Anthony Jelonch (30 ans ; 39 sél.) évoquent leurs souvenirs de jeunesse dans un documentaire.

Plus de 15 ans que ça dure entre Antoine Dupont et Anthony Jelonch. Amis depuis leurs années auscitaines, les deux internationaux ne se quittent plus. Car chacun a trouvé dans l'autre quelqu'un qui lui ressemble, au point de ne pas avoir besoin de beaucoup de mots pour se comprendre.

"Tous les deux, on n'est pas des grands expressifs de toute façon mais on n'en a pas besoin non plus", estime le demi de mêlée dans le documentaire "ANTOINE DUPONT by his best friend Anthony", en partenariat avec leur équipementier Adidas et disponible sur Youtube.

"Je pense que j'avais la bonne tête pour qu'il s'attaque à quelqu'un"

Un film d'un peu plus de dix minutes durant lequel le troisième se souvient : "Il y a beaucoup de gens nous disaient : "Vous, vous pouvez passer deux heures ensemble sans vous parler." On est ensemble, on est à côté, on sait qu'on se soutient." "On le sait tous les deux, on n'a pas besoin de se le dire et je pense que ça nous va bien comme ça", évoque pour sa part le capitaine du Stade Toulousain et du XV de France.

Mais leur relation ne se résume pas qu'à cela. Car le "Toto" intenable sur les terrains l'était visiblement aussi en dehors durant l'adolescence. Les deux joueurs avaient alors 14 ans et comme s'en souvient le Gersois, Dupont, bien que "petit", "aimait prendre les grands à la piscine, les foutre sous l'eau". Et il a trouvé en Jelonch un partenaire de jeu incroyable.

"Il s'attaquait aux plus grands tout le temps, et à moi. Je ne sais pas, je pense que j'avais la bonne tête pour qu'il s'attaque à quelqu'un", se marre le troisième ligne. Dupont salue d'ailleurs sa bonne composition qui a certainement permis que cela matche entre les deux : "J'étais toujours en train de mettre des pièces, de faire chier tout le monde et lui rigolait tout le temps, il ne se vexait jamais et c'est bien passé comme ça."

Au point de ne jamais se quitter, même au collège. "Quand tu voyais Antoine, tu me voyais et quand tu me voyais, tu voyais Antoine pas loin, s'amuse Jelonch en racontant une anecdote savoureuse. Cela énervait beaucoup les profs parce qu'on était tout le temps ensemble. Sauf que c'est lui qui me faisait faire les conneries et c'est moi qui me faisait engueuler."

Transfert à Castres : Dupont tranche, Jelonch suit

Pas franchement rancunier, Jelonch ne lui en a jamais tenu rigueur. Et lorsque le premier grand choix de vie s'est présenté, à savoir quitter Auch et les amis pour franchir un palier supplémentaire à l'âge de 17 ans, il n'a pas hésité à lui emboîter le pas malgré la "peur" que cela pouvait susciter. "On avait rendez-vous avec les dirigeants d'Auch et ils nous avaient dit : "Mais vous pouvez rester un an ou deux ans de plus." Et puis lui (Dupont) me dit : "Non, il faut qu'on parte." Réponse de Jelonch : "J'ai dit : "Antoine, c'est toi qui choisis." Il a dit : "Bon, ben on va à Castres et c'est comme ça qu'on est partis à Castres".

Quelques années plus tard, à l'été 2017, Dupont en est parti seul, direction Toulouse. S'il n'a pas suivi dans un premier temps, son acolyte a pu le retrouver chez les Bleus dès l'automne suivant, avant de le rejoindre dans la Ville rose en 2021, où les deux joueurs ont respectivement sécurisé leur avenir jusqu'en 2031 et 2030. De quoi poursuivre durant près de quatre ans encore, une aventure commune assez folle.

Vous aimerez peut-être

Antoine Dupont en pleurs, la grosse inquiétude

Sports.fr il y a 1 heure